Jeunesse

The book of Ivy tome 1 et 2, Amy Engel

 the book of ivy     the revolution of ivy

Auteur : Amy Engel

Edition : Lumen

Parution : 2015

Prix : 15€

Résumé du tome 1 : Voilà cinquante ans qu’une guerre nucléaire a décimé la population mondiale. Un groupe de survivants d’une dizaine de milliers de personnes a fini par se former, et ce qui reste des États-Unis d’Amérique s’est choisi un président. Mais des deux familles qui se sont affrontées pour obtenir le pouvoir, la mienne a perdu. Aujourd’hui, les fils et les filles des adversaires d’autrefois sont contraints de s’épouser, chaque année, lors d’une cérémonie censée assurer l’unité du peuple.

J’ai seize ans cette année, et mon tour est venu. Je m’appelle Ivy Westfall, et je n’ai qu’une seule et unique mission dans la vie : tuer le garçon qu’on me destine, Bishop, le fils du président. Depuis ma plus tendre enfance, je me prépare pour ce moment. Peu importent mes sentiments, mes désirs, mes doutes. Les espoirs de toute une communauté reposent sur moi. Le temps de la rébellion approche…

Bishop doit mourir. Et je serai celle qui le tuera.

Née pour trahir et faite pour tuer… Sera-t-elle à la hauteur ? À la fois histoire d’amour torturée, thriller psychologique et dystopie cruelle, The Book of Ivy vous entraîne dans un compte à rebours haletant dont vous ne sortirez pas indemnes.

Mon avis : On peut dire que ce livre a beaucoup usé les claviers de la blogopshère. J’en entendais tellement parler que je n’avais pas envie de sauter le pas de suite. J’ai donc attendu qu’il sorte en poche pour le demander comme cadeau de Noël. Je remercie encore une fois Anthony, un ami pour me l’avoir offert et m’avoir permis de découvrir cette duologie.

Autant vous le dire tout de suite mon avis est bon mais nettement moins whaou que ce que je m’imaginais. Peut-être du à toutes ses critiques dithyrambiques qui me laissaient présager un récit hors-norme.

L’histoire est somme toute assez banale mais ce n’est pas toujours ce qui m’intéresse le plus dans une dystopies mais plutôt la manière qu’a chaque auteur de s’en dépatouiller et de nous offrir un propos intéressant parfois sur la nature, la guerre, le comportement des hommes etc… Dans the book of Ivy ce qui m’a intéresser c’est cette idée de partition entre deux familles au sein d’une toute petite communauté de survivant et ce que chacun des « chefs » est prêt à faire pour gagner ou garder le pouvoir. Ainsi notre pauvre Ivy doit-elle tuer son époux. Le moins qu’on puisse dire c’est que c’est assez rude. D’autant que l’auteur arrive très vite à nous rendre Bishop très sympathique. Parce que voilà, le camp adverse, comme le découvre Ivy n’est pas forcément mauvais comme son père et sa soeur lui ont toujours appris. Et Ivy et nous à travers elle on commence à remettre en cause cette rivalité. C’est hyper bien fait car l’auteure montre bien que rien n’est jamais tout noir ou tout blanc y compris dans les conflits. C’est bien amené et très cohérent. C’est vraiment un sacré atout pour cette duologie. Au final quelle vision est la meilleure ? Mystère. Il n’y a aucun parti pris et ça laisse au lecteur la possibilité de choisir lui-même.

Mais tout cela n’aurait jamais pu fonctionner si les personnages n’étaient pas un minimum construit et nuancés. J’ai adoré cela. Avoir l’impression de les connaître et surtout de les voir évoluer au fil du texte. Notamment Ivy qui doit désapprendre tout ce que sa famille lui a toujours dit. Cela ne se fait pas du jour au lendemain et c’est très bien comme ça sinon bonjour le réalisme. Les deux pères sont aussi très intéressants à suivre. Même si l’on a jamais leur point de vue le fait est qu’ils sont au coeur de toute l’intrigue.

Enfin, dernier point positif le dynamisme de l’oeuvre. Les romans sont assez court et pourtant pas bâclés tout en restant hyper prenant et rempli d’action. C’est super chouette à lire du coup.

Pour les aspects un peu plus négatifs je citerais le manque de réel cadre. On ne sait pas vraiment où l’action se passe, la grande question de comment l’humanité a pu arrivé à ça est assez peu développés. De même l’organisation de cette communauté est trop peu exploité alors que ça aurait rendu l’histoire encore plus réaliste. Certaines scènes étaient aussi un peu trop attendue.

Au final cette duologie se lit très bien. Elle nous propose un récit dynamique où l’héroïne est intéressante et surtout est capable de remettre en question son passé et sa vision des choses.

Jeunesse

Ces liens qui nous séparent d’Ann Brashares

Ces-liens-qui-nous-separent

Auteur : Ann Brashares

Edition : Gallimard Jeunesse

Parution : 2017

Prix : 16,50€

Résumé : Sasha et Ray passent tous leurs étés dans la vieille maison de famille de Long Island. Depuis l’enfance, ils partagent tout, lisent les mêmes livres, courent les mêmes sentiers sablonneux vers la plage, dorment dans le même lit. Mais ils ne se sont jamais rencontrés !
Car le père de la jeune fille a été marié avec Lila, la mère de Ray. Et depuis leur séparation houleuse, chacun a refait sa vie et veille à ce que leurs nouvelles familles ne se voient jamais en même temps dans la maison des vacances. Mais cet été, le destin s’en mêle, aidé d’Emma, Quinn et Mattie, leurs trois sœurs irrésitibles.
Les chemins de Ray et Sasha vont enfin se croiser. Et bien des certitudes vont voler en éclats.

Coup de foudre, secrets enfouis, drame familial et lieux de rêve… Un roman sentimental étourdissant qui irradie d’émotion, à dévorer au soleil ou à l’ombre.

Mon avis : Les romans d’Ann Brashares généralement avec moi ça ne passe pas. J’en ai essayé trois et à chaque fois c’était très moyen. Celui-ci était la dernière chance pour l’auteure de me convaincre et elle a réussie mais avec un brio incroyable. Je ne m’attendais pas à ce déferlement de sensations, de pleurs et de rires. Je peux déjà vous le dire FONCEZ !!

Nous suivons donc deux ados Ray et Sasha, leur mère et père respectif ont eu une vie commune et trois filles ensemble mais voilà leur divorce c’est très mal terminé, dans la rancoeur et la rage. Il faut un peu de temps pour tout remettre dans l’orde mais après ça roule tout seul. Nos deux héros partagent leur chambre à tour de rôle mais ne savent même pas à quoi l’autre ressemble. C’est à l’image de cette famille très très étrange. Surtout on sent de suite l’ambiance. On sent qu’il y a quelque chose de cacher derrière cette rancoeur entre les deux anciens époux. J’ai d’ailleurs aimé comment le voile est levé petit à petit par touche qui de ce fait nous fait dévorer le livre sans avoir l’impression que ça va trop vite. Le timing et la construction sont géniales.

Surtout ce roman c’est aussi l’histoire entre ces deux ados qui, par un concours de circonstances vont enfin se croiser en chair et en os. Leur histoire est belle, douce. Elle fait contrepoids à toute la lourdeur du secret familial et du coup le roman est pas bancal du tout. Et puis j’aime lire des histoires d’adolescents s’ouvrant à l’amour. C’est toujours fort et beau. la plume de l’auteure m’a d’ailleurs particulièrement conquise à ces moments-là.

Enfin, LE secret. J’en suis restée scotchée. Je ne m’y attendais pas tout à fait. Surtout la construction machiavélique de l’auteur fait que ce moment est chargé de sentiment. C’est un crescendo. On sent qu’on monte toujours plus haut dans la douleur et que ça finira forcément par péter à un moment. Et c’est le cas.  Un vrai feu d’artifice. Tous les non-dits explosent enfin. Et on est happé malgré nous, totalement pris à parti dans cette querelle familiale.

Et puis il y a le drame. Qui par son malheur soudain et brutal réussi à apaiser le tout. Je ne l’avais clairement pas vu venir lui. Je n’en dirais pas plus, mais sortaient vos mouchoirs.

Clairement toute cette intrigue est menée de main de maitre. Et surtout le tout est portée par une écriture d’une finesse et d’une délicatesse rare. Quant aux personnages ils sont tous (et ils sont nombreux) fouillés et réalistes. Chacun à ses propres combats à mener, ses envies et ses attentes qui en font des personnages attachants.

En bref, comme dit plus haut : foncez. Ce livre est tout simplement magique.

Jeunesse

La mort du temps d’Aurélie Wellenstein

la mort du temps

Auteur  :  Aurélie Wellenstein

Editeur : Scrinéo

Parution : 2017

Prix : 16,90€

Résumé : Un séisme temporel a dévasté la Terre, massacrant une large partie de la population et mélangeant les époques entre elles. Callista se retrouve seule survivante dans un Paris ravagé où s’amalgament deux mille ans d’architecture. Tous ses repères chamboulés, la jeune fille n’a plus qu’un espoir : retrouver en vie sa meilleure amie, restée dans l’Est de la France. Callista part à pied pour un long périple, talonnée par la monstrueuse réplique du séisme qui semble la suivre pour l’anéantir. Si elle s’arrête, si elle ralentit, le cataclysme la dévorera. Au côté d’étranges compagnons, issus de siècles différents, elle va tout faire pour échapper au chaos.

Mon avis : J’avais hâte d’avoir ce livre entre les mains. Entre le nom de l’auteur qui me faisait particulièrement envie grâce aux bons échos de sa série précédente et le thème de séisme temporel avec toutes les époques qui se mêlent il avait tout pour me plaire. Hélas, cela n’a pas été le cas et j’en suis ressortie vraiment déçue. Et pour plusieurs raisons que je vais vous expliquer ici assez succinctement. Après tout je ne veux pas vous dégouter et j’ai vu pleins de très bons avais ailleurs sur la blogo 🙂

D’abord, ce n’est pas que j’ai détesté l’héroïne mais elle ne m’a pas tout « parlé » c’est pire selon moi. En détestant un personnage on a des sentiments pour lui là rien, nada. Il pouvait lui arriver n’importe quoi en fait ça ne me faisait ni chaud ni froid. L’auteure n’a pas réussi à me la faire apprécier. Et même si ça avait été un petit peu le cas, sa manière d’être m’a profondément déplue. Quant aux personnages importants qui gravitent autour, somme toute on en sait trop peu sur eux pour que j’ai eu le sentiment qu’ils étaient vrai et profonds. Les personnages étaient donc trop distanciés vis à vis de moi voire carrément des personnages vides.

Ensuite l’histoire commence sur les chapeaux de roues. Ce que j’adore en temps normal. Mais là c’était vraiment beaucoup trop rapide. J’avais l’impression de manquer des morceaux c’était hyper frustrant. Puis le phénomène de séisme temporel qui intervient dès les premières pages n’est pas assez amené et se passe beaucoup trop vite. Ce problème était récurrent durant toutes les lectures.

Ce qui est paradoxal c’est que si certains passages étaient trop vite expédiés d’autres m’ont parus beaucoup trop lent. Et malheureusement ceux qui auraient mérité plus de pages étaient bien sûr les passages les plus intéressants.

Enfin je n’ai pas particulièrement accroché au style de l’auteur. Je note quand même qu’il est travaillé. Ca se sent. Mais ça ne me correspond pas. Puis je n’aime pas trop lorsque l’on a trop les pensées des personnages insérer comme du discours. Ca alourdissait pas mal la première partie je trouve.

La seule chose qui m’a vraiment plu c’est cette idée géniale de séisme temporel qui fait se percuter et s’enchevêtrer toutes les époques entre elles. Du coup les bâtiments sont étranges, les gens aussi ( je ne vous en dévoilerais pas plus ^^). C’était bien décrit et super original. Et puis ces répliques qui suivent Callista intriguaient énormément. D’ailleurs le mystère les entourant elles et le séisme de base m’a vraiment laissé sur le cul à la fin parce que je ne m’y attendais pas du tout. C’était une bonne fin.

En bref cette lecture fut intéressante mais en même temps très frustrante à causes des divers défauts que j’ai mentionnée. Je ne suis pas sûre que je recommencerais ce livre.

Jeunesse

Les puissants, Vic James

les puissants

Auteur : Vic James

Edition : Nathan

Parution : 2017

Prix :  17,95€

Résumé : Dans une Angleterre alternative, chacun doit donner 10 ans de sa vie en esclavage. Seuls quelques privilégiés, les Egaux, riches aristocrates aux pouvoirs surnaturels, restent libres et gouvernent le pays. Abi, 18 ans et son frère, Luke, 16 ans, voient leur destin bouleversé quand leurs parents décident de les emmener accomplir en famille leurs jours d’esclavage. Abi devient domestique au service de la puissante famille Jardine. Le somptueux décor dans lequel elle évolue dissimule en réalité des luttes de pouvoir sans pitié. Le sort de Luke n’est guère enviable puisqu’il est exilé dans la ville industrielle de Millmoor. Il découvre alors qu’il existe un pouvoir bien plus grand que la magie: la rébellion.

Mon avis : Ce roman je l’ai découvert grâce à Lucie du blog lulailis et adoré donc merci à elle. Avec ce texte nous découvrons une autre Angleterre, proche car l’auteur a gardé la plupart des grands événements mais en y intégrant les « doués » ces êtres ayant développés des pouvoirs et surtout ayant accaparés le pouvoir. C’est vraiment ingénieux. Nous ne sommes jamais complètement perdu et en même temps il y a une vraie mythologie mise en place avec ses codes particuliers. Et plus on avance dans le livre plus ce monde se complexifie.

Quant les « doués » qu’on classe vite dans le rôle de méchant (en même temps 10 ans d’esclavage durant lesquels les gens cessent d’être des êtres humains pour être un simple outil à la soldes des « doués » forcément c’est pas sympathique !!) sont finalement bien plus nuancés. Et c’est incroyable de voir comme notre opinion arrive à évoluer au fur et à mesure pour finir par prendre véritablement conscience du panier de crabe qu’est le milieu des « doués ». Certes ils ont des pouvoirs mais ça n’en fait pas pour autant des amis. Au contraire la lutte est âpre.

J’ai adoré découvrir ça de deux points de vues : Abi et Luke. Chacun est confronté à une forme d’esclavagisme différent.  Du coup, à travers des gens qui nous paraissent être des gens lambda comme vous et moi et donc à qui on s’identifie face à tous ceux qui ont un don, on découvre tous les aspects de ce pays et de ce gouvernement. Parfois on en sait même plus que nos héros et là c’est le suspense qui prend le relai : vont-ils comprendre rapidement etc… D’ailleurs si vous avez peur de vous ennuyer avec ce roman, aucune crainte à avoir, des rebondissements il y en a en veux-tu en voilà. Et le dosage est très bien gérer avec juste ce qu’il faut de réflection sur ce que chacun est prêt à faire pour survivre ou bien pour garder sa liberté.

Au final, ce roman n’est peut-être pas foncièrement nouveau dans son traitement mais il a le mérite de faire réfléchir, d’être bien écrit, d’être bourrés d’actions avec des personnages attachants. En bref, on passe un super moment de lecture en sa compagnie.

Fantasy

Le fer au coeur, Johan Héliot

Le-fer-au-coeur

Auteur : Johan Héliot

Edition : Gulf stream

Parution : 2017

Prix : 17€

Résumé : La jeune Maïan, envoyée dans les entrailles nauséabondes de la Ville-Basse pour avoir bravé le regard d’un défenseur de la Vertu, se lie avec un autre condamné, Leonardo, et deux habitants de la ville souterraine, Volco et Lanaé. Le groupe des quatre, épris de justice, tente de survive parmi les âmes corrompues à force d’être opprimées.

Mon avis : Si je dois être honnête alors j’avouerais que ce livre m’a d’abord tapé dans l’oeil grâce à sa splendide couverture. Gulf stream fait toujours de superbes couvertures. Et surtout belles mais totalement raccord avec le texte. C’est encore une fois le cas. Ensuite, le résumé m’a titillé et je suis très très heureuse d’avoir pu découvrir ce texte.

Nous suivons en parallèle deux destins qui vont un jour basculer et cette chute qui aurait pu être la fin pour eux, va au contraire être l’occasion pour chacun de se révéler, de donner vie à leur envie de se révolter, de faire bouger les choses.

Le monde dans lequel se passe l’intrigue est criant de réalisme. Il y a une ville-haute où les prévôts règnent en maitre. Ils représentent le Dieu de ce peuple et ont tous pouvoir et quand je dis tous pouvoirs, c’est vraiment tous pouvoir. Les premières pages à ce niveau-là sont bien là pour nous le faire comprendre de manière brutale. Ce prévôts symbolisent l’obscurantisme, le fanatisme. Avec eux les femmes sont des moins que rien contrainte de se cacher quasiment partout. Avec eux, le culture elle-même a disparu. Plus personne ne sait lire, ne connait son histoire, sa culture… La ville du bas, elle c’est là où sont envoyés tous les opposants quelqu’ils soient. C’est un endroit qui ne voit pas le soleil, où la pauvreté, l’insalubrité règne en maître.

L’auteur par ce roman nous permet de nous poser de très bonnes questions, au vu de notre époque et ce qui s’y passe, sur la liberté dans son degré le plus simple : s’habiller comme on l’entend, liberté d’aller et venir sans règles, liberté de lire ce que l’on veut, de développer sa curiosité et les savoirs sans être en danger pour cela. La liberté est bafouée dans la ville du haut et nos deux héros Maïan et Léonardo vont, un peu malgré eux, être très vite au coeur d’une rébellion qui couvait depuis des siècles.

Les personnages plus que des personnes que l’on se met à adorer et qui nous touchent sont ici plutôt vu comme des symboles notamment Maïan. Je n’aime pas trop cela d’habitude. Mais là est le tour de force, l’auteur à totalement réussi à m’intéresser à eux malgré tout. Et justement en devenant des symboles, tout ce pour quoi ils luttent prend d’un seul coup plus d’ampleur.

Et j’en viens justement à la plume de Johan Héliot qui est incroyable. Ce roman est d’une richesse dans les thèmes aborder, dans leur manière d’être amener et décrits qui est incroyable. L’écriture est sobre et dans le même coup incisive, tranchante. C’est brute comme l’est la vérité en temps d’obscurantisme. de ce fait sa plume colle totalement à l’histoire développer.

Au final j’ai eu un coup de coeur pour ce texte, magnifique par sa plume, par sa construction, par la force qu’il dégage et ce qu’il sous-entend. Je note également certaines scènes vraiment dures à lire, mais qui sont toujours là pour une raison valables. En bref, à lire dès 14-15 ans et à méditer.

Littérature française

Coeur-naufrage, Delphine Bertholon

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Auteur : Delphine  Bertholon

Edition : JC Lattès

Parution : 2017

Prix : 20€

Résumé : Lyla, à l’aube de ses 34 ans, est célibataire, casanière, solitaire. Seuls son travail de traductrice et Zoé, sa meilleure amie fantasque, lui permettent d’échapper à la routine d’un quotidien bien huilé. Jusqu’au jour où un étrange message la renvoie brusquement dix-sept ans en arrière… Les accidents de la vie, les non-dits, les malentendus façonnent nos existences – mais est-il jamais trop tard pour rattraper certains rendez-vous manqués ?

Mon avis : Ce livre je n’en avais pas entendu parler avant que mes collègues ne me préviennent que j’allais devoir faire une vente à l’extérieur et que ce livre et son auteur serait au coeur du club littéraire. Bref, comme je suis consciencieuse je l’ai pris sans chercher à savoir dans quoi je m’embarquais et j’ai bien fait. D’ailleurs je vous ai coupé le coeur du résumé qui dévoilait tout le secret du livre. Je n’étais pas au courant en le connaissant et du coup la révélation était beaucoup plus forte et j’aimerais qu’il vous plaise autant qu’a moi. Oui, parce que ce roman est un véritable coup de coeur. Un vrai de vrai, de ceux qui vous prennent aux tripes pour les ordres dans tous les sens et qui vous lâche pas une fois le livre fini. La preuve je l’ai lu il y a quasiment deux mois et il me revient avec toujours autant de force.

Nous suivons donc une jeune femme casanière, renfermée, totalement repliée sur elle-même. Petit à petit nous en découvrons plus sur elle et sur son passé. On tente de comprendre ce qui a abouti à cette jeune femme qui comme le mentionne la citation sur la couverture ne vit pas mais « fait diversion ». C’est une phrase très forte quand on y pense. Lola est une adulte qui passe à côté de sa vie totalement détruite suite à un évènement.

Et l’on ne peut pas lâcher le roman car l’envie de la comprendre, de la réconforter ou de la secouer nous prend intensément. Et c’est là que la construction de l’auteure est très adroite. En effet, nous alternons à la fois les chapitres vu du point de vue de la Lyla de 34 ans et de la Lyla de 17 ans. Et ces deux visages sont totalement opposés. La jeune Lyla même si sa situation est véritablement conflictuelle avec sa mère, est une jeune femme battante, pleine de vie, de joie. ce qui contraste évidemment avec la Lyla adulte. Mais un autre point de vue vient encore nous en apprendre un peu plus celui de Joris, un jeune homme qu’elle a rencontré à 17 ans.

Ces deux personnages sont des gens marqués durement par la vie. Celle-ci n’a jamais était tendre avec eux. On s’attache immédiatement à eux car ils sont d’un réalisme incroyable. Ici, l’auteure aurait pu tomber dans le pathos mais ce n’est jamais le cas. On sent leurs failles dans chacun de leur choix. Mais on sent également leur volonté de s’en sortir notamment Joris qui m’a vraiment bouleverser. L’autre personnage capital alors qu’elle n’est présente que dans une ou deux scènes du roman c’est la mère de Lyla. Je n’en dirais pas grand chose juste que c’est le genre de parent tyrannique et qui me fait penser à un vampire qui vous vide de toute substance. Et malgré qu’elle soit peut présente elle étend son ombre sur tout le roman ce qui ajoute définitivement une ambiance sombre.

Et la plume de l’auteure ! Mais mes chers amis, rien que pour ça il faut lire ce livre. C’est l’oscillation parfaite entre noirceur et lumière et espérance, entre humour et tragédie. C’est toujours incisif. Et aussi bourré d’humour. Ce texte est à la fois d’une intelligence folle et en même temps pas plombant à lire.

Au final je dois vous enjoindre à découvrir ce roman. Il vaut la peine d’être découvert et dévoré. Bref, j’espère vraiment vous avoir donné envie. Pour moi ça a été une incroyable surprise et j’espère que ça le sera tout autant pour vous.

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Apprentie sorcière, James Nicol

apprentie sorcière

Auteur : James Nicol

Edition : Gallimard Jeunesse

Parution : 2017

Prix : 15€

Résumé : Arianwyn, 15 ans, apprentie sorcière, est engagée par le maire de Lull. Les habitants l’attendent de pied ferme pour combattre les esprits maléfiques. Chasser des morvillards de la cuisine des voisins, défendre son amie Sally contre un dangereux rampeur : les missions ne manquent pas ! Mais malgré l’œil bienveillant de Mme Delafield, sa tutrice excentrique, rien ne se passe comme prévu : une force mystérieuse perturbe ses sorts…

Mon avis : Ce livre jeunesse, dès 9 ans, est tout simplement une petite pépite à mettre entre toutes les mains.

Nous y suivons Arianwyn, une jeune sorcière qui après avoir raté son examen de fin d’année voit ses rêves d’être une grande sorcière reconnue réduit en cendres. Elle n’aura pas le grade de sorcière mais celui juste en-dessous ce qui est pour elle plus dégradant encore. Et comble de l’horreur elle est envoyée en mission dans un tout petit village loin très loin de la capitale. Cette mission est vécue par elle comme une punition de plus. sauf que ce village qui devait être bien calme et ennuyeux va se révéler plein de surprise et notamment tout ce qui se passe dans sa forêt toute proche.

Arianwyn est une héroïne comme je les aime. Elle est sympathique, gentille, souriante. Elle veut bien faire et surtout essayer d’être juste même si c’est difficile. Et puis elle est attachante. On la voit évoluer du début à la fin. De jeune fille déçue et apeurée elle va se révéler être pleine de ressources et surtout une très grande sorcière. De même, elle va apprendre à se faire confiance et a savoir choisir ce qui est juste. Bref une très belle héroïne. Quant aux autres je les ai aussi beaucoup aimé notamment Sally et son humour toujours là pour encourager Arianwyn et Mme Delafield avec son style bien a elle et son incroyable voiture !

L’histoire en elle-même est vraiment très bien gérée. je n’avais pas envie de lâcher le livre pour en découvrir toujours plus sur Arianwyn déjà et tous les mystères qui l’entourent mais aussi quant à tout ce qui se cache dans les bois. Bref il y a du mystère et de l’action et c’est vraiment chouette.

Pour finir, je ne peux que vous conseiller ce roman. La plume est très agréable et rend ce roman d’apprentissage encore plus intéressant à découvrir.