Humour·Littérature étrangère

Maudit Karma de David Safier

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 Auteur : David Safier

Edition : Presses de la Cité/Pocket

Parution : 2010

Prix : 19,50€/7,40€

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Résumé : Animatrice TV, Kim est au somment de sa gloire quand elle est écrasée par une météorite. Dans l’au-delà, elle apprend qu’elle a accumulé beaucoup trop de mauvais karma au cours de son existence : mauvaise mère, épouse adultère, harpie en escarpins. Pour sa punition, elle se réincarne en fourmi. Le pire reste à venir : de ses minuscules yeux d’insecte, elle voit une autre femme la remplacer auprès de sa famille. Elle doit vite remonter l’échelle des réincarnations. Mais, de fourmi à bipède, la route est longue…

Mon avis : Ce roman est le plus connu de cet auteur allemand aussi déjanté que drôlissime. Et pourtant ce n’est que le troisième que je lis. J’ai d’abord commencé par sors de ce corps William ! et par sacré famille. Les deux sont également géniaux. Mais lui je sais pas j’étais pas convaincue. Puis je l’ai trouvé à 2€ en librairie d’occasion et j’ai sauté le pas. Et bien c’est toujours un grand bonheur de lectrice de lire David Safier !

Nous allons suivre les multiples réincarnations de Kim Lange une présentatrice aussi brillante dans sa carrière qu’elle est nulle dans sa vie de mère et de femme. Elle délaisse sa fille, trompe son mari, n’hésites pas à ruiner la carrière des gens pour obtenir sa place à la TV. Bref vous voyez le portrait de cette sympathique trentenaire ! Et dès le début on y va fort dans l’humour avec la mort pour le moins originale et violente de Kim et la découverte de son nouveau corps : une fourmi. A partir de là Kim va devoir changer si elle veux redevenir humaine. Et quand je dis changer je parle pas de coupe de cheveux. Il faut qu’elle réapprenne la bonté, la gentillesse… Et essayer d’accumuler du bon karma va lui en faire voir des vertes et des pas mûres. 

Avec ce roman on va de situations cocasses en situations totalement déjantée. C’est incroyable l’imagination débordante de cet auteur. Et puis son écriture sait jouer de toutes les palettes d’humour cocasse donc, humour blague carambar, humour noir, sarcasme, ironie… Et je n’ai pas cesser de me bidonner et je peux vous dire que dans le RER ça peut être gênant. Mais il y a tellement de scènes extra ! 

Et puis ce que j’ai apprécié c’est qu’a travers les multiples réincarnations de Kim en animaux : fourmi, hamster, vache l’auteur aborde aussi de vrais problèmes de notre société. Il y a bien sûr la question de la télévision et des programmes parfois totalement stupides qui y passent. D’ailleurs j’ai aimé voir l’évolution de Kim qui à la fin du roman arrive à jeter un regard extérieur sur sa propre carrière et a voir que ce qui faisait toute sa vie (son travail en fait) n’était finalement pas le plus important. Mais il y a aussi le problème des tests médicaux fais sur les animaux et son éthique.

Quant aux personnages l’auteur arrive à tous nous les rendre presque palpable. Ils nous ressemblent avec nos défauts et nos failles. Kim à l’opportunité d’ouvrir les yeux sur la vie qu’elle a gâché et de remédier à cela. Et elle sera largement aidée par Casanova. LE Casanova grand séducteur et beau-parleur. Il a un charme fou et est en même temps totalement has been et dépassé par notre époque. C’est bien celui que j’ai préféré dans l’histoire. D’ailleurs sans être le narrateur il intervient grâce à de nombreuses petites notes totalement hilarante qui ajoutent un sacré charme à l’histoire !

En bref vous l’aurez compris si vous cherchez une lecture cocooning, drôle, détente mais pas que celui-ci est fait pour vous. De même sue tous les autres de l’auteur. Ils devraient être prescrit en cas de déprime ! Mon préféré reste quand même sors de ce corps William où une jeune femme se retrouve coincée à l’époque d’Elisabéthaine avec Shakespeare dans le corps de celui-ci. Génial !

Je ne résiste pas à vous mettre quelques citations juste pour vous faire profiter de l’humour décapant de David Safier et peut-être vous convaincre plus facilement de vous jeter sur ses livres :

« Je n’avais jamais imaginé la mort comme cela. Plus exactement, je n’avais jamais imaginé la mort. J’étais bien trop occupée par ma vie frénétique. Par toutes sortes de choses sans importance (exemple : ma déclaration de revenus), importantes (exemple : ma carrière) ou essentielles (exemple : les massages relaxants).

« Et il ouvrit la porte de la baraque, avec la ferme intention de m’en coller une. L’esprit chevaleresque laissait sérieusement à désirer dans le quartier*.
* « Mémoires de Casanova » : « Plus exactement, l’esprit chevaleresque laissait sérieusement à désirer dans ce siècle-là. »

Avez-vous déjà entendu parler de ce roman ? Est-ce qu’il vous tente ? Avez-vous lu d’autres romans de David Safier ? 

Classique·Coup de coeur·Littérature étrangère

Chocolat amer de Laura Esquivel

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Auteur : Laura Esquivel

Edition : Gallimard collection folio

Parution : 1989

Prix : 7,70€

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Résumé : Dans le Mexique du début du siècle, en pleine tempête révolutionnaire, Tita, éperdument éprise de Pedro, brave les interdits pour vivre une impossible passion. À cette intrigue empruntée à la littérature sentimentale, Laura Esquivel mêle des recettes de cuisine. Car Tita possède d’étranges talents culinaires : ses cailles aux pétales de roses ont un effet aphrodisiaque, ses gâteaux un pouvoir destructeur. L’amour de la vie est exalté dans ces pages d’un style joyeux et tendre, dont le réalisme magique renvoie aux grandes oeuvres de la littérature latino-américaine. Chocolat amer, adapté en film sous le titre Les épices de la passion, s’est vendu à plus de quatre millions d’exemplaires dans le monde.

Mon avis : Pour l’achat de ce livre je dois remercier mon collègue libraire Nicolas. En effet, nous parlions de mon envie de visiter un jour le Mexique. De fil en aiguille il m’a présenté de nombreux auteurs mexicains et sud-américains dont je n’avais lu aucun livre. Et il en est venu a parler de chocolat amer. Je me souviens encore de sa phrase pour m’accrocher : « c’est un livre avec beaucoup de cuisine qui sent bon le Mexique et puis toi qui aime les romans de Jane Austen avec des héroïnes fortes, courageuses avec de superbes histoire d’amours et le tout ici, saupoudré de magie ça devrait te plaire ». Autant vous dire que je l’ai pris le soir même. Et puis l’histoire tombait parfaitement bien pour le sous-thème « fall » in love du pumkin autumn challenge.

Nous y suivons une jeune femme Tita, la dernière d’une fratrie de trois filles. Un jour son fiancé Pedro vient enfin faire sa demande en mariage. Mais là, l’hécatombe. Sa mère refuse arguant que la tradition impose aux dernières filles d’une famille de rester célibataire pour aider leur parent jusqu’à leur mort. Tragédie ! Pour Tita et Pedro c’est la douche froide en pire. Je ne vous dévoilerais rien d’autre si ce n’est que leur histoire est de toute beauté. Les sentiments des différents personnages et surtout de Tita et Pedro sont décrit avec justesse. On voit leur évolution au fil des années. Le poids des conventions, de la bienséance, de l’amour pour sa famille, tout cela impact sur la vie de notre couple. Et alors, autant vous dire tout de suite que je ne m’attendais pas à cette fin. C’est beau et en même temps ça me laisse sur le postérieur ^^.

Autre point très positif : ce que j’ai également adoré c’est de suivre l’histoire mois par mois et années après années avec à chaque début de chapitre une recette traditionnelle décrite dans ses moindres détails. Et là ce sont les vraies recettes classiques mexicaines pas le pastillas ou autres enchilladas (même si c’est un délice). Et puis, par le biais de la cuisine que Tita pratique comme un art ce sont des tranches de cultures mexicaines que nous offre l’auteure. En effet chacune est liée à un évènement précis qui va marquer la vie de Tita et j’ai adoré cette organisation. Enfin, ces recettes sont magiques et nous offre parfois de grand moment de littérature que ce soit dans la tristesse ou dans la joie. Pensez à moi quand vous lirez le passage sur la recette à base de rose. Franchement il vaut 10/10 !

Finalement ce fut une très belle lecture que je prendrais plaisir à relire car définitivement il m’a marqué en positif. Ce roman est un grand classique au Mexique et s’ils sont tous de cette qualité je vais adoré tous les lire 🙂

Alors convaincu ou pas ? Avez-vous déjà lu des ouvrages mexicains ou d’Amérique latine ? 

Littérature étrangère

La couleur pourpres de Alice Walker

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Auteur : Alice Walker

Edition : Robert Laffont collection « Pavillons poche »

Parution : 1982

Prix : 9€

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Résumé : Depuis leur séparation, depuis des années, Nettie et Celie, deux jeunes Noires, soeurs tendrement unies, n’ont cessé de s’écrire. Mais aucune missive, jamais, n’est parvenue ni à l’une ni à l’autre.
C’est que Celie, restée là-bas, près de Memphis, subit la loi d’un mari cruel qui déchire toutes les lettres venues d’Afrique – où Nettie est missionnaire. Alors Celie, la femme-enfant, écrira via le bon dieu, qui, lui, sait tout… Même sans retour de courrier, c’est la seule solution que trouve Célie pour ne pas sombrer dans la folie. Elle se raconte, sans misérabilisme, décrivant le cauchemar de la violence et de l’isolement mais aussi l’espoir qui naîtra de sa rencontre avec la sensuelle Shug Avery, auprès de qui Celie apprivoisera son corps, apprendra l’estime de soi et connaîtra l’amour.

Mon avis : J’ai lu ce roman il y a quelques mois mais je n’en avais pas fais encore la chronique, pourtant quel coup de coeur. Encore maintenant j’ai des réflexions qui me viennent en tête tirées du livre. Et puis pour celles et ceux qui s’intéressent au féminisme ou juste à la place des femmes noires dans le société américaine durant les années 60 c’est un grand livre.

     Comme le dit le résumé le livre est entièrement constitué de lettres. Et j’adore le genre épistolaire. Ça ajoute une touche plus personnelle au roman je trouve. Dans ces lettres Celie se permet de dévoiler tout ce qu’elle pense véritablement et qu’elle n’ose pas dire. Et je ne sais pas pourquoi mais je trouve que c’est généralement plus beau sous cette forme que juste avoir le point de vue interne en suivant les monologues intérieurs des personnages. Et puis pour ceux que la forme épistolaire rebute ou fait peur je vous rassure tout de suite. L’auteure a su ajouter des dialogues à l’intérieur des lettres qui du même coup viennent dynamiser le récit, le rendre plus vrai et par là on découvre surtout tout les autres personnages. C’est aussi le moyen de comparer l’attitude de l’entourage de Celie avec ce qu’elle pense elle-même dans les lettres. Bref j’ai trouvé ce système très ingénieux car on a tous les ingrédients pour avoir un bon roman pas trop psychologique et en même temps concentré sur notre héroïne. 

 

   Concernant les personnages je tire mon chapeau bas à l’auteure. Ils sont assez nombreux cependant on ne les découvre pas tous en même temps ce qui nous laisse le temps de bien situer chacun d’eux, leur histoire et leur passé. J’ai beaucoup aimé. Et chacun d’eux est vraiment travaillé. Ils sont tous très différents. Je vais prendre l’exemple de Celie et Shug Avery. La première est très douce, pensive, assez passive et d’une gentillesse à toute épreuve. Shug Avery elle, est forte, ne se laisse pas marcher sur les pieds à une époque où les femmes sont tenus d’obéir à leurs mari, elle est aussi insouciante du moins le laisse croire et en même temps on sent toujours quelques failles percer. J’ai aimé suivre toute la troupe de personnages qui deviennent au fil des années une gigantesque famille unis à travers les épreuves. 

 

   Et oui parce que des épreuves ils vont en avoir. Déjà Celie l’héroïne. On en peut pas dire qu’elle ai une une enfance facile enfin presque pas d’enfance du tout. L’auteure a une telle plume qu’elle arrive à nous faire ressentir tout ce qu’a vécue Celie et sans avoir besoin de passer des chapitre et des chapitres entiers. A travers elle on y découvre les habitudes des populations noires des années 60. J’étais révoltée en voyant ce que lui a fait son père puis que son calvaire continu avec Albert. Mais ce que j’ai aussi apprécié c’est que Alice Walker ne fais pas d’un cas une généralité. Elle nous offre aussi, par les yeux de Celie, la vision de couple solide, qui s’aime et apprenne à ne pas agir comme le fait toute la société autour d’eux. Eux aussi traverse des épreuves et souvent bouleversante. Mais comme le dit mon résumé à moi (que je n’ai pas trouvé), l’humour n’est jamais bien loin. Encore une force du roman selon moi. Malgré les pires moments qu’ils traversent tous, on trouve toujours des répliques drôles, des moments tendres d’amour etd’amitiés. Bref ce roman n’est pas noir et c’est ce que j’aime. Il est en demi-teinte comme la vie. 

 

   Au final vous l’aurez tous compris cette critique est élogieuse. Je suis passée par une palette de sentiment très large avec ce roman. J’y ai découvert les horreurs que pouvait subir les femmes à cette époques tant par les blancs que par leurs maris ou pères. Mais j’y ai aussi découvert une magnifique histoire d’amour, une double histoire d’amour. Une est avec Shug et une autre avec un autre personnage dont je n’ai pas parlé pour conserver du suspense. Je ne peux que vous conseiller ce roman. Il se lit tout seul, n’est pas très long et ne coûte pas non plus très cher.

 

Il existe aussi une version cinématographique réalisé par Spielberg que j’ai trouvé absolument magnifique aussi. Woopy Goldberg incarne Celie de manière magistrale avec justesse, retenue et force en même temps. Vraiment les deux sont à voir et lire sans aucune retenue. C’est beau, c’est fort, ça prend aux tripes et ça nous fait réfléchir. Que vouloir de plus ?! 

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Littérature étrangère

La lettre qui allait changer le destin d’Harold Fry arriva un mardi de Rachel Joyce

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Auteur : Rachel Joyce

Edition : XO

Parution : 2012

Prix : 19,90€

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Résumé : Il était juste parti poster une lettre. Mais c’est mille kilomètres qu’il va parcourir à pied. Un roman inoubliable qui a conquis le monde entier. « Je suis en chemin. attends-moi. Je vais te sauver, tu verras. Je vais marcher, et tu vivras. » Harold Fry est bouleversé par la lettre qu’il reçoit de Queenie Hennessy, une ancienne amie qui lui annonce qu’elle va mourir.
Alors que sa femme, Maureen, s’affaire à l’étage, indifférente à ce qui peut bien arriver à son mari, Harold quitte la maison pour poster sa réponse. Mais il passe devant la boîte aux lettres sans s’arrêter, continue jusqu’au bureau de poste, sort de la ville et part durant quatre-vingt-sept jours, parcourant plus de mille kilomètres à pied, du sud de l’Angleterre à la frontière écossaise. Car tout ce qu’Harold sait, c’est qu’il doit continuer à marcher.

Mon avis : Nouvel article et un COUP DE COEUR incroyable, qui plus est pour un roman qui ne me laissait pas présager tant de remue ménage sentimental si on peut dire ^^.

Ce qui m’a tout de suite donné envie d’acheter ce livre c’est ce résumé. Immédiatement j’ai eu de l’empathie pour ce Harokd Fry. Surtout j’ai trouvé l’idée de cette marche tellement originale. Harold est un retraité de 67 ans il me semble et décidé de faire quelque chose sur un coup de tête ne lui ressemble absolument pas. Dans la vie il a toujours été du genre en retrait, ombre furtive qui passe sans faire de vague. Mais voilà les mots de sa réponse ne lui convienne pas. Dès lors sans l’avoir vraiment décidé il s’embarque pour une aventure qui va être à la fois d’une grande jouissance pour lui mais aussi très triste. Vu son âge cette marche n’a rien de facile. Et dès le début des crampes, un boitement et autre tracas s’enchaine. En effet il n’est partie qu’avec ses chères bottes adorées, vraiment pas prévues pour la marche. J’ai adoré comment il s’accrochait à celles-ci d’ailleurs.

Tout le long du chemin Harold va rencontrer des tas de gens différents. C’est un des gros points fort du roman. J’ai aimé le fait que l’on assiste à divers moments d’intimité selon les personnes qu’il va croiser. Certains vont l’encourager dans son projet; D’autres vont le juger fou. Mais chacun va en définitive lui apporter quelque chose. En effet beaucoup finisse par se confier à lui comme s’il était un réceptacle idéal. Du coup nous aussi on devient ce réceptacle-ci.

Tout cela rend aussi plus fort Harold. Il prend du recul sur sa vie. Prend conscience de tout ce qui a raté dans sa vie, se rappel d’évènements oubliés mauvais mais aussi et surtout de nombreux bons moments. En marchant c’est une vraie chasse au trésor qui s’opère en lui. Il décide enfin de se mettre à nu et nous en lisant on passe par toutes sortes de sentiments allant même jusqu’aux larmes parfois. En effet, dès le début j’ai senti qu’il y avait de nombreuses choses cachées concernant la vie de Harold. Et alors quand le secret éclate j’ai été bouleversé. Pas un seul instant je n’aurais imaginé cela. C’était triste mais de manière authentique et nullement larmoyant.

En bref ce roman en plus de nous offrir des tas de moments de vie à travers les personnages secondaires il nous offre aussi le portait d’un sexagénaire humain avec ses failles et qui tente au moins une fois dans sa vie d’agir en homme, de mener à son bout un projet qu’il a décider de lui-même. Pour cet homme qui a passé sa vie telle une ombre sans faire de vague c’est un parcours difficile mais libérateur. Et franchement à lire c’est tout bonnement incroyable.

 

Littérature étrangère·Romance

Le secret de Pembrooke Park de Julia Klassen

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Auteur : Julia Klassen

Edition : Milady romance

Parution : 2015

Prix : 15,20€ ou 6,90€

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Résumé : Jeune femme sensée, Abigail Foster s’inquiète pour l’avenir de sa famille depuis qu’ils sont ruinés jusqu’à ce qu’un étrange notaire leur propose d’emménager dans un grand manoir, Pembrooke Park, abandonné depuis dix-huit ans. Son père et elle s’y rendent et sont accueillis par le charmant vicaire, William Chapman, qui leur apprend que, selon des rumeurs, la maison renfermerait un trésor. Aux prises entre de vieux amis et de nouveaux ennemis, Abigail ignore les dangers auxquels elle devra faire face avant de lever le voile sur ces mystères et de trouver l’amour qu’elle recherche depuis toujours.

Mon avis : J’ai acheté ce livre au salon du livre de Paris 2017 parce que j’avoue que le résumé plein de mystère, de trésor et de château à l’abandon parlait totalement à mon imaginaire un brin romantique ^^.

J’ai beaucoup aimé ce roman pour le réalisme dont il fait preuve. Oui parce que j’aime bien l’aspect chasse au trésor tout ça mais j’ai aussi les pieds sur terre et faut que ce soit un minimum cohérent et là on est en plein dedans. On suit une famille désargentée à la suite de spéculation un peu hâtive comme cela arrivait très souvent à l’époque qui était alors en plein bouleversement de toute son industrie ainsi que de son économie et certains y laissaient des plumes. Bref la famille se voit contrainte de quitter Londres pour un manoir en pleine campagne. Et là va démarrer une très très chouette histoire. Une histoire de secret de famille, de vengeance, d’amour aussi. L’intrigue est passionnante et nous emporte très vite. les pages défilent sans que l’on s’en aperçoivent. Il n’y a que la fin qui j’ai trouvé un peu trop rapide pour moi.

Les personnages sont magique notamment Abigail et William. Ils apprennent à se connaitre, à se faire confiance. Ils s’apprivoisent en quelque sorte et c’était superbement bien mené. Puis l’auteur a su jouer avec nos nerfs et doser notre frustration juste comme il le faut. Quant à la famille de William que dire à part qu’ils sont adorables et apportent énormément à l’intrigue. Quant à deux personnages au coeur de l’intrigue et du secret (que je cacherais évidemment) sans être trop trop présent ils sont justes parfait.

Le tout est porté par une plume à la fois simple, belle et qui fait mouche. Certes c’est moins cynique et critique que Jane Austen. Néanmoins l’auteure prend plaisir parfois à égratigner quelques habitudes de l’époque et c’est hilarant.

C’était une belle romance pile poil ce dont j’avais envie à ce moment-là et qui m’a comblée comme je le voulais. Je vous le conseille !

Littérature étrangère

Le vent dans les saules de Kenneth Grahame

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Auteur : Kenneth Grahame

Edition : Libretto

Parution : 1908 et 2013 pour cette édition

Prix : 8,70€

Résumé : Ils sont quatre : quatre aventuriers plus ou moins pantouflards du monde animal à vivre l’aventure quotidienne de la vie. Il y a les deux amis, Rat et Taupe, le sage et bourru Blaireau et l’entêté, vaniteux et totalement irresponsable Crapaud par qui tout ou presque arrive. Ces quatre-là suivent les saisons, le cours de l’eau et racontent en un livre magique tout ce qui fait le prix de l’existence : peur, amitié, désir d’ailleurs, perte, abandon, espoir…

Mon avis : L’année dernière j’avais découvert Watership down de Douglas Adams qui racontait telle une fable et une épopée mêlée l’histoire de lapins. Ce texte, un immense succès mondial sauf en France, m’avait séduite à un point inimaginable. D’ailleurs c’était MA lecture favorite de tout 2016. Depuis j’ai fureté et je suis tombée sur ce texte qui est un grand classique anglais, connu en France notamment grâce à la bande-dessinée de Michel Plessix. Et j’ai vraiment vraiment beaucoup aimé ma lecture.

Ce roman est un hymne à la vie, à la joie de vivre tranquillement en harmonie avec la nature et son entourage. Il y a un très beau message incitant à la simplicité et l’amour de soi et des autres dans ce texte. Il est parfois un peu contemplatif dans le sens où l’auteur aime nous donner les détails descriptifs de la rivière, des bois, du logis : des choses simples qui font notre bonheur. C’est vraiment beau à lire.

Mais nous avons aussi de l’action notamment à cause de M. Crapaud qui un jour découvre l’automobile. Dès lors la quête de vitesse et de danger est le seul interêt de M. Crapaud à qui il va arriver énormément de problèmes. Il devient un vrai danger public et c’est assez drôle à lire. Le moins qu’on puisse dire c’est qu’il va connaitre des rebondissements à foison et ses trois amis avec lui. Et là encore il y a un message derrière cela. celui de ne pas chercher à tout pris à vivre vite, de ne pas chercher le danger non plus au risque de tout perdre notamment ses amis et bien plus encore.

Par certain aspect ce texte m’a fait penser à la Comté dans le seigneur des anneaux. Le lieu de vie de nos quatre héros est un endroit charmant, verdoyant, où chacun vie sa vie de manière simple mais douce. La plume de l’auteur est d’ailleurs pleine de cette douceur. ce qui n’empêche pas de nombreuses piques et pas mal d’ironie. En effet, sous couvert d’animaux certaines situations font fortement références à la société humaine et c’est passionnant.

Un grand classique anglais à découvrir ! D’ailleurs la bande-dessinée de Michel Plessix est tout aussi magique à lire.

Littérature étrangère

Le secret de la manufacture de chaussettes inusables, Annie Barrows

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Auteur : Annie Barrows

Edition : Nil puis 10/18

Parution : 2015 puis 2016

Prix : 9,10€ en poche

Résumé : Été 1938. Layla Beck, jeune citadine fortunée, refuse le riche parti que son père lui a choisi et se voit contrainte, pour la première fois de sa vie, de travailler. Recrutée au sein d’une agence gouvernementale, elle se rend à Macedonia pour y écrire un livre de commande sur cette petite ville. L’été s’annonce mortellement ennuyeux. Mais elle tombe vite sous le charme des excentriques désargentés chez lesquels elle réside, les Romeyn. Autrefois propriétaire de la manufacture, cette famille a une histoire intimement liée à celle de la ville. De soupçons en révélations, Layla va changer à jamais l’existence des membres de cette communauté, et mettre au jour vérités enfouies et blessures mal cicatrisées.

Mon avis : Ayant adoré le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates dont Annie Barrows était l’une des auteurs j’avais hâte de lire celui-ci. Certes ce n’est pas au même endroit ni tout à fait à la même période mais l’histoire m’intriguait particulièrement. Et ma lecture a été étrange. J’ai eu beaucoup de mal au début puis la seconde moitié m’a littéralement transportée. Je dirais donc que c’était une bonne lecture et je suis ravie de l’avoir lue.

Nous suivons plusieurs personnages dans cette histoire Layla notamment une jeune femme issue d’un milieu très aisée qui va s’éloigner de ses cercles habituels et être confronté à la réalité de la grande dépression américaines des années 30. Et c’est chouette car elle arrive pleine de naïveté, une pointe de condescendance mais surtout beaucoup de maladresse dans ce nouvel univers. Elle se met à notre niveau et nous ne sommes pas trop dépayser du coup.  Elle va sortir grandit de tout ce qu’elle voit et de ce qu’elle fait. C’était passionnant. Quant aux Romeyn, le clan entier est incroyable. Tant de secrets de famille, de mal-être parfois et surtout une famille soudée qui s’aime et se bat ensemble c’est beau. J’ai particulièrement aimé suivre cela des yeux d’une des enfants (dont j’ai oublié le prénom désolé ^^).

La seule chose qui m’a dérangé c’est le rythme de l’histoire. Son intrigue est selon moi un peu mal dosée. Le début est très, en fait trop lent. Je pense qu’il aurait fallu couper une bonne centaine de pages qui ont alourdi le roman sans forcément développer les personnages ou sans épaissir le mystère. C’était juste de trop. Et la seconde moitié est un pur condensé de révélations, de tensions. On s’immerge beaucoup plus facilement dans cette partie et c’est hyper bien fait. Cela aurait mérité d’être là dès le début car de bonne lecture cela devait un coup de coeur tout simplement.

En tout cas cette histoire de famille est d’une beauté et d’une richesse incroyable. A lire !