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Bilan du cold winter challenge

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Ca y est mes petits pirates c’est l’heure du bilan du cold winter challenge !

Et concrètement j’ai réussi bien au-delà de mes espérances ^^. Je m’étais prévu une très longue liste pour avoir le choix. Je voulais, parmi eux, en lire au moins 6. Finalement j’ai fais 8 lectures dont aucune qui est une déception. C’est plutôt génial !

C’est parti pour le bilan :

Menu : flocons magiques (le plus prolifique mais on ne me refera pas ^^)

  • La fille qui avait bu la lune, Kelly Barnhill ==> Un roman jeunesse très particulier à l’ambiance digne des contes de fées. Une bonne lecture.
  • Les outrepasseurs tome 2, Cindy Van Wilder
  • Aeternia tome 1, Gabriel Katz ==> Encore un Gabriel Katz et franchement quelle lecture. Du rythme, des thèmes forts comme la religion, la politique et l’acceptation des différences, des rebondissements, des personnages géniaux et des répliques pleines d’humour. Extra !
  • Les héritiers de Shannara tome 1, Terry Brooks ==> Quatrième livre que je lis dans cet univers et franchement je suis toujours aussi fan de l’imagination de l’auteur. Ici on a une fantasy très classique comme elles se faisaient dans les années 70/80 mais alors c’est très très bien fait et on se retrouve vite happé par l’univers.
  • Le portail de le sor’cière, James Clemens ==> Quatrième tome de cette série qui est hyper originale. La multitude de personnages est bien maitrisé, cela donne beaucoup de dynamisme et rend l’intrigue palpitante. Cependant j’ai trouvé ce tome un peu en deçà des précédents.

Menu : stalactites ensanglantées (très heureuse d’avoir lu au moins un polar, qui est loin d’être un genre que j’aime beaucoup). 

  • L’écorchée, Donato Carrisi ==> La suite du chuchoteur enfin ! Je l’avais dans ma PAL depuis quasiment 2 ans –‘ Et j’ai adoré. Elle est aussi intense que le tome 1. Je regrette juste qu’un des ressorts du premier soit réutiliser dans le second tome. J’espère que ce ne sera pas le cas pour le troisième tome.
  • Mon amie Adèle, Sarah Pinborough
  • Ténèbres prenez-moi la main, Dennis Lehane
  • Léviatemps tome 2, Maxime Chattam

Menu : marcher dans la neige (là aussi je découvre la nature writing et j’apprécie)

  • Dans la forêt, Jean Hegland ==> Un roman nature writing et post-apo en même temps j’avais un peu peur du résultat et finalement le tout fonctionne hyper bien. La survie et revenir à l’essentiel sont les maitres mots de la vie de nos deux héroïnes. ce roman permet aussi une critique acerbe de notre société actuelle. Superbe !

Menu : la magie de noël (de la romance et des classiques, c’est varié et tant mieux)

  • Tendre veillée, Scarlett Bailey ==> Une romance (ce que je lis peu) ma foi qui a bien fonctionné. J’avais même hâte de retrouver les personnages. Certes c’est un peu cliché mais franchement un roman elle-good et guimauve comme ça, de temps en temps ça fait du bien. En plus il se lit tout seul.
  • Flocons d’amour, Myracle/Green/Johnson
  • Au pied du sapin, Collectif ==> Un recueil d’extraits et de nouvelles autour de noël écrits par des auteurs classiques. J’ai adoré l’idée. Cela permet de découvrir la plume de certains grands auteurs sans avoir a acheter un gros pavé d’abord. Je n’ai pas tout aimé. Mais ce n’est pas le plus important.

J’ai tellement hâte de refaire le cold winter challenge. C’était la première fois que j’y participais et honnêtement j’ai pu grâce à lui avoir de superbes discussion avec plusieurs personnes sur la page Facebook. Comme pour le pumpkin autumn challenge les gens étaient bienveillant, on se soufflait des idées lectures, on partageait nos coups de coeurs. C’était une ambiance extra qui allait bien avec l’esprit de Noël.

 

Littérature étrangère

Un autre Brooklyn de Jacqueline Woodson

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Auteure : Jacqueline Woodson

Édition : Stock

Parution : Janvier 2018

Prix : 18€


Résumé : « La première fois que j’ai vu Sylvia, Angela et Gigi, ce fut au cours de cet été-là. Elles marchaient dans notre rue, en short et débardeur, bras dessus bras dessous, têtes rejetées en arrière, secouées de rire. Je les ai suivies du regard jusqu’à ce qu’elles disparaissent, me demandant qui elles étaient, comment elles s’y étaient prises pour… devenir. »

Mon avis : Merci merci merci à Alexandra pour m’avoir parlé de ce livre. On a pas du tout le même ressenti final mais c’est ça le pouvoir de la littérature, changé du tout au tout selon les personnes. En tout cas, sans toi je serais passée à côté d’une perle.

Avec ce roman j’ai découvert la réalité de ce que pouvais être la vie des classes laborieuses à Brooklyn dans les années 70. L’auteure arrive à nous rendre la dureté mais aussi les vraies joies du quotidien de quatre jeunes filles qui apprennent à devenir femme dans un contexte difficile notamment quand on est une jeune fille.

Et cette dureté n’est jamais cachée et en même temps l’auteure ne s’appesantit pas dessus. Ce n’est pas cru. Jamais. Au contraire souvent les éléments durs sont suggérer plus que clairement évoqué. Cela s’accorde particulièrement à l’amitié incroyable de ces quatre héroïnes qui se soutiennent mais se cachent aussi beaucoup par pudeur notamment. leur lien est d’une telle beauté. Sylvia, Gigi, Angela et la narratrice August sont des jeunes filles d’une richesse incroyable. J’avais vraiment l’impression de les connaitre intimement. Tout sonnait juste.

Et tout cela tient à la plume de l’auteure et à la construction de son récit. Il est assez haché avec trois temporalité bien marquées : la jeunesse d’August, puis les années 70 à Brooklyn et les années 90 où elle se remémore son passé. Le roman est fait de paragraphes souvent assez court, comme quand on se remémore un souvenir ce qui est le cas donc. Les mots sonnent justes et avec délicatesse.


Points positifs : Un superbe roman avec une plume délicate, une construction originale, des héroïne fortes et fragiles à la fois, un portrait de Brooklyn captivant, un roman vibrant sur le passage à l’âge adulte.

Point négatif : la construction et l’écriture peuvent perturber au départ, mais persévérer.

 

Littérature étrangère·Natural writing

Dans la forêt de Jean Hegland

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Auteur : Jean Hegland

Edition : Gallmeister

Parution : Janvier 2017

Prix : 23,50€


Résumé : Rien n’est plus comme avant : le monde tel qu’on le connaît semble avoir vacillé, plus d’électricité ni d’essence, les trains et les avions ne circulent plus. Des rumeurs courent, les gens fuient. Nell et Eva, dix-sept et dix-huit ans, vivent depuis toujours dans leur maison familiale, au cœur de la forêt. Quand la civilisation s’effondre et que leurs parents disparaissent, elles demeurent seules, bien décidées à survivre. Il leur reste, toujours vivantes, leurs passions de la danse et de la lecture, mais face à l’inconnu, il va falloir apprendre à grandir autrement, à se battre et à faire confiance à la forêt qui les entoure, emplie d’inépuisables richesses.

Considéré comme un véritable choc littéraire aux États-Unis, ce roman sensuel et puissant met en scène deux jeunes femmes qui entraînent le lecteur vers une vie nouvelle

Mon avis : Ce livre a pas mal fait parlé de lui dès sa sortie et des amis libraires m’en ayant dis beaucoup de bien je me suis lancée. Ce roman mi post-apo mi nature writing avait de quoi m’intrigué.

Le moins que je puisse dire c’est qu’il fait définitivement parti de ces romans qui laissent une empreinte en nous. Il est parfois contemplatif et renfermé sur lui-même. Mais cette intériorité apporte un vrai plus à ce texte. Elle nous permet de découvrir des personnages en profondeur. En plus on les voit vraiment évoluer par elles-même. Elles sont bien obligées !

En effet, le monde extérieur a comme disparu. Seules au milieu de leur forêt Nell et Eva vont devoir apprendre à revenir à l’essentiel. Parce que plus rien n’existe et que leur survit en dépend. La survie est d’ailleurs LE thème centrale et c’est très très réaliste. Comment se soigner par les plantes quand on a plus de médicaments, comment faire des conserves, comment chasser et conserver les aliments… C’est passionnant parce que c’est immersif et qu’on est plein de peur comme elle. Cette peur de manquer de quelque chose qui entraînerait la mort.

Ce récit est à la fois une à la vie envers et contre tout, une ode à la nature qui même si elle est rude apporte tout ce qu’il faut si on sait quoi chercher, une ode à la beauté des forêts aussi. Surtout cela donne une belle leçon d’humilité aux hommes.

Points positifs : récit hyper immersif dans cette quête de survit, des personnages « vrais » parfois forts mais surtout têtu et faisant pas mal d’erreurs, une écriture ciselé, simple mais belle, des thèmes sous-jacents d’actualité.

Point négatif : Un début un peu trop lent à démarrer.


Citation : « Je n’ai jamais vraiment su comment nous consommions. C’est comme si nous ne sommes tous qu’un ventre affamé, comme si l’être humain n’est qu’un paquet de besoins qui épuisent le monde. Pas étonnant qu’il y ait des guerres, que la terre et l’eau soient polluées. Pas étonnant que l’économie se soit effondrée. »


Vous connaissez déjà ce texte ? Vous en avez pensé quoi ? Sinon, ça vous tente ? D’ailleurs que pensez-vous du nature writing ? Des titres à me conseiller ? 

challenge·Classique·Fantasy·Littérature étrangère·Natural writing·Polar·Romance

Cold winter challenge

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Hello mes p’tits pirates !

Je vous retrouve enfin pour vous partagez ma sélection au cold winter challenge. Le pumpkin autumn challenge ayant été une réussite j’ai décidé d’enfin me lancer dans le cold winter challenge. Cela faisait longtemps que je voulais y participer sans trop oser mais là c’est décidé je le fais !

Alors le but est très simple il y a quatre catégories et il faut lire au moins un livre des catégories que nous avons sélectionné pour notre challenge. Nul besoin de lire les quatre catégorie si on en a pas envie. Chouette non ? Le challenge se tient du 1er décembre (oui oui je suis un peu en retard, mais j’ai déjà lu deux livres ^^) au 31 janvier 2018.

Ces quatre catégories sont donc :

  • La magie de Noël : il s’agit de lire un roman qui se passe aux alentour de noël, ayant ce thème comme point central du livre…
  • Flocons magiques : il s’agit de lire un roman de l’imaginaire (fantasy, fantastique ou SF) sans forcément de lien avec l’hiver et les fêtes de noël.
  • Marcher dans la neige : il s’agit de lire un nature writing, un roman issu des littérature de voyage.
  • Stalactites ensanglantées : il s’agit, bien entendu, de lire du sanglant, du mystère, de l’enquête bref un polar !

J’ai décidé de me frotter à ces quatre menus et je vais donc vous faire la liste de chacun des titres que j’ai choisi. Tous ne seront peut-être pas lu mais au moins j’aurais de quoi piocher 🙂

  • La fille qui avait bu la lune, Kelly Barnhill
  • Les outrepasseurs tome 2, Cindy Van Wilder
  • Aeternia tome 1, Gabriel Katz
  • Les héritiers de Shannara tome 1, Terry Brooks
  • Le portail de le sor’cière, James Clemens
  • L’écorchée, Donato Carrisi
  • Mon amie Adèle, Sarah Pinborough
  • Ténèbres prenez-moi la main, Dennis Lehane
  • Léviatemps tome 2, Maxime Chattam
  • Dans la forêt, Jean Hegland
  • Tendre veillée, Scarlett Bailey
  • Flocons d’amour, Myracle/Green/Johnson
  • Au pied du sapin, Collectif

Voilà, à tous les participants, futurs participants ou simple lecteurs de passage je vous souhaite de très bonnes fêtes de fin d’année !

illustration hiver cosy lecture

Fantastique·Littérature étrangère

La servante écarlate de Margaret Atwood

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Auteure : Maragaret Atwood

Edition : Robert Laffont collection « Pavillons poche »

Parution : 1985

Prix : 11,50€

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Résumé : Devant la chute drastique de la fécondité, la république de Gilead, récemment fondée par des fanatiques religieux, a réduit au rang d’esclaves sexuelles les quelques femmes encore fertiles. Vêtue de rouge, Defred, « servante écarlate » parmi d’autres, à qui l’on a ôté jusqu’à son nom, met donc son corps au service de son Commandant et de son épouse. Le soir, en regagnant sa chambre à l’austérité monacale, elle songe au temps où les femmes avaient le droit de lire, de travailler… En rejoignant un réseau secret, elle va tout tenter pour recouvrer sa liberté.

Mon avis : Voici un roman coup de poing qui fait beaucoup parler de lui dernièrement, alors voilà, je n’ai pas résister à l’envie de m’y frotter.

Nous sommes dans un univers dystopique avec la servante écarlate. Et le moins qu’on puisse dire c’est que ce futur imaginaire est absolument horrible et pourtant la force de l’auteure c’est d’en faire un univers tout à fait plausible et viable. Ca fait froid dans le dos. Imaginons un futur donc où la natalité a drastiquement chuté. Pour y remédier une nouvelle société voit le jour détruisant rapidement toute liberté et toute forme d’opposition. Par la peur et la force bien sûr mais aussi de manière plus subversive car en réussissant à faire que le peuple lui-même abdique de ses droits volontairement pour plus de sécurité. Dans cette société tout le monde a un rôle hyper strict homme ou femme et chaque manquement risque d’entrainer la mort. Tout le monde est surveillé y compris les castes les plus gradées. Mais bien sur dans ce roman ce sont les servantes qui sont les plus intéressantes puisqu’on suit Defred qui est l’une d’elle. Ce sont des femmes ayant encore la capacité de procréer et qui sont prêté de famille en famille dans le but de servir de ventre pour les « commandants » et les « épouses » de la famille. Charmant vraiment !

Je comprends pourquoi certain en font un roman féministe car les femmes sont les rôles principaux de ce roman mais je ne suis pas vraiment d’accord avec ça. Si on regarde bien le rôle des hommes n’est pas vraiment gratifiant non plus. eux aussi on perdu toutes liberté. Chacun a désormais un rôle bien précis et sortir des rangs est dangereux et très durement réprimé qu’on soit un homme ou une femme. Après c’est certain que cela fait réfléchir sur notre société actuelle et notamment la place de la femme.

Le réalisme de cette dystopie est une sacré force de ce roman. Cependant il y a aussi des éléments qui m’ont un peu moins plu. Et là je veux parler de la manière dont le récit est raconté. Je n’ai pas détesté mais je n’ai pas trouvé cela fluide. Le texte passe souvent sans aucune marque textuelle du présent au passé. Cette absence de marque en fait un récit parfois haché. J’imagine que cela sert à l’auteure pour montrer le contraste entre les deux époques et les deux modes de vie. Et donc a créer un choc encore plus effrayant.

En bref ce roman est bon avec un réalisme assez dur et qui parvient sans peine à faire vraiment froid dans le dos. Un roman qui vaut largement le coup d’être lu.

L’avez-vous lu ? Avez-vous vu l’adaptation en série ? Est-ce qu’elle est réussie ? 

Humour·Littérature étrangère

Maudit Karma de David Safier

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 Auteur : David Safier

Edition : Presses de la Cité/Pocket

Parution : 2010

Prix : 19,50€/7,40€

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Résumé : Animatrice TV, Kim est au somment de sa gloire quand elle est écrasée par une météorite. Dans l’au-delà, elle apprend qu’elle a accumulé beaucoup trop de mauvais karma au cours de son existence : mauvaise mère, épouse adultère, harpie en escarpins. Pour sa punition, elle se réincarne en fourmi. Le pire reste à venir : de ses minuscules yeux d’insecte, elle voit une autre femme la remplacer auprès de sa famille. Elle doit vite remonter l’échelle des réincarnations. Mais, de fourmi à bipède, la route est longue…

Mon avis : Ce roman est le plus connu de cet auteur allemand aussi déjanté que drôlissime. Et pourtant ce n’est que le troisième que je lis. J’ai d’abord commencé par sors de ce corps William ! et par sacré famille. Les deux sont également géniaux. Mais lui je sais pas j’étais pas convaincue. Puis je l’ai trouvé à 2€ en librairie d’occasion et j’ai sauté le pas. Et bien c’est toujours un grand bonheur de lectrice de lire David Safier !

Nous allons suivre les multiples réincarnations de Kim Lange une présentatrice aussi brillante dans sa carrière qu’elle est nulle dans sa vie de mère et de femme. Elle délaisse sa fille, trompe son mari, n’hésites pas à ruiner la carrière des gens pour obtenir sa place à la TV. Bref vous voyez le portrait de cette sympathique trentenaire ! Et dès le début on y va fort dans l’humour avec la mort pour le moins originale et violente de Kim et la découverte de son nouveau corps : une fourmi. A partir de là Kim va devoir changer si elle veux redevenir humaine. Et quand je dis changer je parle pas de coupe de cheveux. Il faut qu’elle réapprenne la bonté, la gentillesse… Et essayer d’accumuler du bon karma va lui en faire voir des vertes et des pas mûres. 

Avec ce roman on va de situations cocasses en situations totalement déjantée. C’est incroyable l’imagination débordante de cet auteur. Et puis son écriture sait jouer de toutes les palettes d’humour cocasse donc, humour blague carambar, humour noir, sarcasme, ironie… Et je n’ai pas cesser de me bidonner et je peux vous dire que dans le RER ça peut être gênant. Mais il y a tellement de scènes extra ! 

Et puis ce que j’ai apprécié c’est qu’a travers les multiples réincarnations de Kim en animaux : fourmi, hamster, vache l’auteur aborde aussi de vrais problèmes de notre société. Il y a bien sûr la question de la télévision et des programmes parfois totalement stupides qui y passent. D’ailleurs j’ai aimé voir l’évolution de Kim qui à la fin du roman arrive à jeter un regard extérieur sur sa propre carrière et a voir que ce qui faisait toute sa vie (son travail en fait) n’était finalement pas le plus important. Mais il y a aussi le problème des tests médicaux fais sur les animaux et son éthique.

Quant aux personnages l’auteur arrive à tous nous les rendre presque palpable. Ils nous ressemblent avec nos défauts et nos failles. Kim à l’opportunité d’ouvrir les yeux sur la vie qu’elle a gâché et de remédier à cela. Et elle sera largement aidée par Casanova. LE Casanova grand séducteur et beau-parleur. Il a un charme fou et est en même temps totalement has been et dépassé par notre époque. C’est bien celui que j’ai préféré dans l’histoire. D’ailleurs sans être le narrateur il intervient grâce à de nombreuses petites notes totalement hilarante qui ajoutent un sacré charme à l’histoire !

En bref vous l’aurez compris si vous cherchez une lecture cocooning, drôle, détente mais pas que celui-ci est fait pour vous. De même sue tous les autres de l’auteur. Ils devraient être prescrit en cas de déprime ! Mon préféré reste quand même sors de ce corps William où une jeune femme se retrouve coincée à l’époque d’Elisabéthaine avec Shakespeare dans le corps de celui-ci. Génial !

Je ne résiste pas à vous mettre quelques citations juste pour vous faire profiter de l’humour décapant de David Safier et peut-être vous convaincre plus facilement de vous jeter sur ses livres :

« Je n’avais jamais imaginé la mort comme cela. Plus exactement, je n’avais jamais imaginé la mort. J’étais bien trop occupée par ma vie frénétique. Par toutes sortes de choses sans importance (exemple : ma déclaration de revenus), importantes (exemple : ma carrière) ou essentielles (exemple : les massages relaxants).

« Et il ouvrit la porte de la baraque, avec la ferme intention de m’en coller une. L’esprit chevaleresque laissait sérieusement à désirer dans le quartier*.
* « Mémoires de Casanova » : « Plus exactement, l’esprit chevaleresque laissait sérieusement à désirer dans ce siècle-là. »

Avez-vous déjà entendu parler de ce roman ? Est-ce qu’il vous tente ? Avez-vous lu d’autres romans de David Safier ? 

Classique·Coup de coeur·Littérature étrangère

Chocolat amer de Laura Esquivel

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Auteur : Laura Esquivel

Edition : Gallimard collection folio

Parution : 1989

Prix : 7,70€

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Résumé : Dans le Mexique du début du siècle, en pleine tempête révolutionnaire, Tita, éperdument éprise de Pedro, brave les interdits pour vivre une impossible passion. À cette intrigue empruntée à la littérature sentimentale, Laura Esquivel mêle des recettes de cuisine. Car Tita possède d’étranges talents culinaires : ses cailles aux pétales de roses ont un effet aphrodisiaque, ses gâteaux un pouvoir destructeur. L’amour de la vie est exalté dans ces pages d’un style joyeux et tendre, dont le réalisme magique renvoie aux grandes oeuvres de la littérature latino-américaine. Chocolat amer, adapté en film sous le titre Les épices de la passion, s’est vendu à plus de quatre millions d’exemplaires dans le monde.

Mon avis : Pour l’achat de ce livre je dois remercier mon collègue libraire Nicolas. En effet, nous parlions de mon envie de visiter un jour le Mexique. De fil en aiguille il m’a présenté de nombreux auteurs mexicains et sud-américains dont je n’avais lu aucun livre. Et il en est venu a parler de chocolat amer. Je me souviens encore de sa phrase pour m’accrocher : « c’est un livre avec beaucoup de cuisine qui sent bon le Mexique et puis toi qui aime les romans de Jane Austen avec des héroïnes fortes, courageuses avec de superbes histoire d’amours et le tout ici, saupoudré de magie ça devrait te plaire ». Autant vous dire que je l’ai pris le soir même. Et puis l’histoire tombait parfaitement bien pour le sous-thème « fall » in love du pumkin autumn challenge.

Nous y suivons une jeune femme Tita, la dernière d’une fratrie de trois filles. Un jour son fiancé Pedro vient enfin faire sa demande en mariage. Mais là, l’hécatombe. Sa mère refuse arguant que la tradition impose aux dernières filles d’une famille de rester célibataire pour aider leur parent jusqu’à leur mort. Tragédie ! Pour Tita et Pedro c’est la douche froide en pire. Je ne vous dévoilerais rien d’autre si ce n’est que leur histoire est de toute beauté. Les sentiments des différents personnages et surtout de Tita et Pedro sont décrit avec justesse. On voit leur évolution au fil des années. Le poids des conventions, de la bienséance, de l’amour pour sa famille, tout cela impact sur la vie de notre couple. Et alors, autant vous dire tout de suite que je ne m’attendais pas à cette fin. C’est beau et en même temps ça me laisse sur le postérieur ^^.

Autre point très positif : ce que j’ai également adoré c’est de suivre l’histoire mois par mois et années après années avec à chaque début de chapitre une recette traditionnelle décrite dans ses moindres détails. Et là ce sont les vraies recettes classiques mexicaines pas le pastillas ou autres enchilladas (même si c’est un délice). Et puis, par le biais de la cuisine que Tita pratique comme un art ce sont des tranches de cultures mexicaines que nous offre l’auteure. En effet chacune est liée à un évènement précis qui va marquer la vie de Tita et j’ai adoré cette organisation. Enfin, ces recettes sont magiques et nous offre parfois de grand moment de littérature que ce soit dans la tristesse ou dans la joie. Pensez à moi quand vous lirez le passage sur la recette à base de rose. Franchement il vaut 10/10 !

Finalement ce fut une très belle lecture que je prendrais plaisir à relire car définitivement il m’a marqué en positif. Ce roman est un grand classique au Mexique et s’ils sont tous de cette qualité je vais adoré tous les lire 🙂

Alors convaincu ou pas ? Avez-vous déjà lu des ouvrages mexicains ou d’Amérique latine ?