Littérature étrangère

Le vent dans les saules de Kenneth Grahame

vent saules

Auteur : Kenneth Grahame

Edition : Libretto

Parution : 1908 et 2013 pour cette édition

Prix : 8,70€

Résumé : Ils sont quatre : quatre aventuriers plus ou moins pantouflards du monde animal à vivre l’aventure quotidienne de la vie. Il y a les deux amis, Rat et Taupe, le sage et bourru Blaireau et l’entêté, vaniteux et totalement irresponsable Crapaud par qui tout ou presque arrive. Ces quatre-là suivent les saisons, le cours de l’eau et racontent en un livre magique tout ce qui fait le prix de l’existence : peur, amitié, désir d’ailleurs, perte, abandon, espoir…

Mon avis : L’année dernière j’avais découvert Watership down de Douglas Adams qui racontait telle une fable et une épopée mêlée l’histoire de lapins. Ce texte, un immense succès mondial sauf en France, m’avait séduite à un point inimaginable. D’ailleurs c’était MA lecture favorite de tout 2016. Depuis j’ai fureté et je suis tombée sur ce texte qui est un grand classique anglais, connu en France notamment grâce à la bande-dessinée de Michel Plessix. Et j’ai vraiment vraiment beaucoup aimé ma lecture.

Ce roman est un hymne à la vie, à la joie de vivre tranquillement en harmonie avec la nature et son entourage. Il y a un très beau message incitant à la simplicité et l’amour de soi et des autres dans ce texte. Il est parfois un peu contemplatif dans le sens où l’auteur aime nous donner les détails descriptifs de la rivière, des bois, du logis : des choses simples qui font notre bonheur. C’est vraiment beau à lire.

Mais nous avons aussi de l’action notamment à cause de M. Crapaud qui un jour découvre l’automobile. Dès lors la quête de vitesse et de danger est le seul interêt de M. Crapaud à qui il va arriver énormément de problèmes. Il devient un vrai danger public et c’est assez drôle à lire. Le moins qu’on puisse dire c’est qu’il va connaitre des rebondissements à foison et ses trois amis avec lui. Et là encore il y a un message derrière cela. celui de ne pas chercher à tout pris à vivre vite, de ne pas chercher le danger non plus au risque de tout perdre notamment ses amis et bien plus encore.

Par certain aspect ce texte m’a fait penser à la Comté dans le seigneur des anneaux. Le lieu de vie de nos quatre héros est un endroit charmant, verdoyant, où chacun vie sa vie de manière simple mais douce. La plume de l’auteur est d’ailleurs pleine de cette douceur. ce qui n’empêche pas de nombreuses piques et pas mal d’ironie. En effet, sous couvert d’animaux certaines situations font fortement références à la société humaine et c’est passionnant.

Un grand classique anglais à découvrir ! D’ailleurs la bande-dessinée de Michel Plessix est tout aussi magique à lire.

Littérature étrangère

Le secret de la manufacture de chaussettes inusables, Annie Barrows

secret manufacture

Auteur : Annie Barrows

Edition : Nil puis 10/18

Parution : 2015 puis 2016

Prix : 9,10€ en poche

Résumé : Été 1938. Layla Beck, jeune citadine fortunée, refuse le riche parti que son père lui a choisi et se voit contrainte, pour la première fois de sa vie, de travailler. Recrutée au sein d’une agence gouvernementale, elle se rend à Macedonia pour y écrire un livre de commande sur cette petite ville. L’été s’annonce mortellement ennuyeux. Mais elle tombe vite sous le charme des excentriques désargentés chez lesquels elle réside, les Romeyn. Autrefois propriétaire de la manufacture, cette famille a une histoire intimement liée à celle de la ville. De soupçons en révélations, Layla va changer à jamais l’existence des membres de cette communauté, et mettre au jour vérités enfouies et blessures mal cicatrisées.

Mon avis : Ayant adoré le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates dont Annie Barrows était l’une des auteurs j’avais hâte de lire celui-ci. Certes ce n’est pas au même endroit ni tout à fait à la même période mais l’histoire m’intriguait particulièrement. Et ma lecture a été étrange. J’ai eu beaucoup de mal au début puis la seconde moitié m’a littéralement transportée. Je dirais donc que c’était une bonne lecture et je suis ravie de l’avoir lue.

Nous suivons plusieurs personnages dans cette histoire Layla notamment une jeune femme issue d’un milieu très aisée qui va s’éloigner de ses cercles habituels et être confronté à la réalité de la grande dépression américaines des années 30. Et c’est chouette car elle arrive pleine de naïveté, une pointe de condescendance mais surtout beaucoup de maladresse dans ce nouvel univers. Elle se met à notre niveau et nous ne sommes pas trop dépayser du coup.  Elle va sortir grandit de tout ce qu’elle voit et de ce qu’elle fait. C’était passionnant. Quant aux Romeyn, le clan entier est incroyable. Tant de secrets de famille, de mal-être parfois et surtout une famille soudée qui s’aime et se bat ensemble c’est beau. J’ai particulièrement aimé suivre cela des yeux d’une des enfants (dont j’ai oublié le prénom désolé ^^).

La seule chose qui m’a dérangé c’est le rythme de l’histoire. Son intrigue est selon moi un peu mal dosée. Le début est très, en fait trop lent. Je pense qu’il aurait fallu couper une bonne centaine de pages qui ont alourdi le roman sans forcément développer les personnages ou sans épaissir le mystère. C’était juste de trop. Et la seconde moitié est un pur condensé de révélations, de tensions. On s’immerge beaucoup plus facilement dans cette partie et c’est hyper bien fait. Cela aurait mérité d’être là dès le début car de bonne lecture cela devait un coup de coeur tout simplement.

En tout cas cette histoire de famille est d’une beauté et d’une richesse incroyable. A lire !