Jeunesse

Amour, vengeance et tentes quechua, Estelle Billon-Spagnol

Amour-vengeance-et-tentes-Quechua

Auteur :  Estelle Billon-Spagnol

Edition : Sarbacane

Parution : 2017

Prix : 15,50€

Résumé : Deuxième samedi du mois de juillet. Depuis toujours, ce jour précis, Tara et ses parents – le morne postier et l’Italienne agitée – prennent le départ des vacances. Direction « le Momo s », camping tenu par la vieille Momo et son fils Jacky.
Là-bas, Tara respire, retrouve la rivière et son copain de toujours : Adam. Adam devenu, cet été… ce beau mec qui la remue totalement !
À peine le temps de savourer que débarque Éva, belle et brûlante comme le soleil, et vite surnommée « La Frite » par Tara. Ils étaient deux, ils se retrouvent trois. Les mauvais coups vont tomber, pour Tara comme pour Adam et La Frite, mais aussi pour ce qui n’existe plus : l’ insouciance d’avant.

Mon avis : Autant je dévore illico leurs parutions pépix que j’adore (pour les 9-12 ans je dirais) autant leur collection Exprim’ je la connais moins. Et s’ils sont tous aussi bien que celui-ci je vais aimer de plus en plus ^^.

Ce récit c’est celui de Tara, une jeune femme qui chaque été retourne au même camping et y retrouve son ami de toujours Adam. Ce garçon qui la connait sur le bout des doigts. Sauf que cette année c’est différent car tara n’arrive plus à le voir que comme un simple ami. Et surtout parce que leur duo n’en ai plus un à cause de l’arrivée d’une autre jeune fille belle comme tout et qui fait tourner la tête à tout le monde.

Nous avons alors une vraie guerre qui se déclare entre Tara et la frite et le moins qu’on puisse dire c’est que c’est cash, hilarant et en même temps hyper réaliste. On sent les ados pas encore tout à fait de jeunes adultes, encore pleinement à fleur de peau qui se cherchent. Ce roman c’est celui d’une période charnière et décrit avec peps et réalisme.

Mais outre cette histoire entre le trio, nous avons aussi des thèmes comme la quête d’un père, une vie de couple en pleine déliquescence, la difficulté de vouloir changer de voix une fois adulte. Bref derrière ce roman solaire avec une écriture pleine de mordant et volontairement cash se trouve énormément de thèmes importants et bien mis en lumière.

Une très belle découverte et j’espère vous avoir donné envie de vous le prendre pour votre PAL de l’été. Il serait parfait !

Jeunesse

La bibliothèque des citrons, Jo Cotterill

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Auteur : Jo Cotterill

Edition : Fleurus

Parution : 2017

Prix : 16,90€

Résumé : À dix ans, Calypso n’a pas d’ami et trouve refuge dans les livres de sa bibliothèque, qu’elle dévore. Sa solitude prend fin le jour où arrive dans sa classe une nouvelle, Mae, qui bouscule ses habitudes de lectrice solitaire et lui ouvre les horizons insoupçonnés de l’amitié. Cette amitié tombe à pic, car à la maison les choses tournent de moins en moins rond. Le père de Calypso, veuf depuis cinq ans, vit muré dans son travail et son silence. Il s’est atteléà l’écriture d’une histoire encyclopédique du citron. Par une froide soirée d’automne, ces maudits agrumes vont brusquement déverser sur la vie de Calypso une amertume parfaitement inattendue… Il faudra toute l’amitié de Mae et la générosité de sa famille pour que cette découverte acide devienne le point de départ d’un chemin de guérison où l’amour, enfin, pourra ressurgir !

Mon avis : Contrairement à vous grâce au résumé ci-dessus je suis partie à l’aventure avec ce roman. C’était une épreuve non corrigée sans aucun résumé. Et c’est peut-être ce qui m’a permis d’être aussi touchée. Cela dit même avec je vous défis de rester de marbre.

Ce roman est un concentré de tellement d’émotions. Impossible de ne rien ressentir. Il y a une telle délicatesse et une telle pudeur dans l’écriture de ce roman que c’en est bouleversant. Et puis cette jeune fille de 10 ans qui vit une vie terne et solitaire mais s’en accommode faute de savoir ce que c’est d’avoir autre chose, c’est tellement triste. Et pourtant on oscille mais sans jamais tomber dans le pathos. Mae intervient très vite dans le roman et elle va permettre a Calypso de s’ouvrir au monde qui l’entoure de découvrir l’amitié et ce qu’est une vraie famille. C’est intense car rien de ce qu’elle voit ne lui semble « normale » alors que justement c’est cela la « normalité ». Elle doit jongler avec de nouvelles règles et se pose énormément de questions. Elle réfléchit intensément et nous de même. Petit à petit l’héroïne prend conscience de la maladie dont souffre son père en silence. C’est un autre pan du livre qui nous laisse pantois devant tant de finesse d’analyse et le tout à hauteur d’enfant sans avoir besoin d’en faire des tonnes.

Honnêtement c’est l’un des plus beau livre que j’ai lu depuis la rentrée 2017. C’est un concentré de tristesse, de joie, de bonheur, d’amitié, de combativité…

Jeunesse

The book of Ivy tome 1 et 2, Amy Engel

 the book of ivy     the revolution of ivy

Auteur : Amy Engel

Edition : Lumen

Parution : 2015

Prix : 15€

Résumé du tome 1 : Voilà cinquante ans qu’une guerre nucléaire a décimé la population mondiale. Un groupe de survivants d’une dizaine de milliers de personnes a fini par se former, et ce qui reste des États-Unis d’Amérique s’est choisi un président. Mais des deux familles qui se sont affrontées pour obtenir le pouvoir, la mienne a perdu. Aujourd’hui, les fils et les filles des adversaires d’autrefois sont contraints de s’épouser, chaque année, lors d’une cérémonie censée assurer l’unité du peuple.

J’ai seize ans cette année, et mon tour est venu. Je m’appelle Ivy Westfall, et je n’ai qu’une seule et unique mission dans la vie : tuer le garçon qu’on me destine, Bishop, le fils du président. Depuis ma plus tendre enfance, je me prépare pour ce moment. Peu importent mes sentiments, mes désirs, mes doutes. Les espoirs de toute une communauté reposent sur moi. Le temps de la rébellion approche…

Bishop doit mourir. Et je serai celle qui le tuera.

Née pour trahir et faite pour tuer… Sera-t-elle à la hauteur ? À la fois histoire d’amour torturée, thriller psychologique et dystopie cruelle, The Book of Ivy vous entraîne dans un compte à rebours haletant dont vous ne sortirez pas indemnes.

Mon avis : On peut dire que ce livre a beaucoup usé les claviers de la blogopshère. J’en entendais tellement parler que je n’avais pas envie de sauter le pas de suite. J’ai donc attendu qu’il sorte en poche pour le demander comme cadeau de Noël. Je remercie encore une fois Anthony, un ami pour me l’avoir offert et m’avoir permis de découvrir cette duologie.

Autant vous le dire tout de suite mon avis est bon mais nettement moins whaou que ce que je m’imaginais. Peut-être du à toutes ses critiques dithyrambiques qui me laissaient présager un récit hors-norme.

L’histoire est somme toute assez banale mais ce n’est pas toujours ce qui m’intéresse le plus dans une dystopies mais plutôt la manière qu’a chaque auteur de s’en dépatouiller et de nous offrir un propos intéressant parfois sur la nature, la guerre, le comportement des hommes etc… Dans the book of Ivy ce qui m’a intéresser c’est cette idée de partition entre deux familles au sein d’une toute petite communauté de survivant et ce que chacun des « chefs » est prêt à faire pour gagner ou garder le pouvoir. Ainsi notre pauvre Ivy doit-elle tuer son époux. Le moins qu’on puisse dire c’est que c’est assez rude. D’autant que l’auteur arrive très vite à nous rendre Bishop très sympathique. Parce que voilà, le camp adverse, comme le découvre Ivy n’est pas forcément mauvais comme son père et sa soeur lui ont toujours appris. Et Ivy et nous à travers elle on commence à remettre en cause cette rivalité. C’est hyper bien fait car l’auteure montre bien que rien n’est jamais tout noir ou tout blanc y compris dans les conflits. C’est bien amené et très cohérent. C’est vraiment un sacré atout pour cette duologie. Au final quelle vision est la meilleure ? Mystère. Il n’y a aucun parti pris et ça laisse au lecteur la possibilité de choisir lui-même.

Mais tout cela n’aurait jamais pu fonctionner si les personnages n’étaient pas un minimum construit et nuancés. J’ai adoré cela. Avoir l’impression de les connaître et surtout de les voir évoluer au fil du texte. Notamment Ivy qui doit désapprendre tout ce que sa famille lui a toujours dit. Cela ne se fait pas du jour au lendemain et c’est très bien comme ça sinon bonjour le réalisme. Les deux pères sont aussi très intéressants à suivre. Même si l’on a jamais leur point de vue le fait est qu’ils sont au coeur de toute l’intrigue.

Enfin, dernier point positif le dynamisme de l’oeuvre. Les romans sont assez court et pourtant pas bâclés tout en restant hyper prenant et rempli d’action. C’est super chouette à lire du coup.

Pour les aspects un peu plus négatifs je citerais le manque de réel cadre. On ne sait pas vraiment où l’action se passe, la grande question de comment l’humanité a pu arrivé à ça est assez peu développés. De même l’organisation de cette communauté est trop peu exploité alors que ça aurait rendu l’histoire encore plus réaliste. Certaines scènes étaient aussi un peu trop attendue.

Au final cette duologie se lit très bien. Elle nous propose un récit dynamique où l’héroïne est intéressante et surtout est capable de remettre en question son passé et sa vision des choses.

Jeunesse

Ces liens qui nous séparent d’Ann Brashares

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Auteur : Ann Brashares

Edition : Gallimard Jeunesse

Parution : 2017

Prix : 16,50€

Résumé : Sasha et Ray passent tous leurs étés dans la vieille maison de famille de Long Island. Depuis l’enfance, ils partagent tout, lisent les mêmes livres, courent les mêmes sentiers sablonneux vers la plage, dorment dans le même lit. Mais ils ne se sont jamais rencontrés !
Car le père de la jeune fille a été marié avec Lila, la mère de Ray. Et depuis leur séparation houleuse, chacun a refait sa vie et veille à ce que leurs nouvelles familles ne se voient jamais en même temps dans la maison des vacances. Mais cet été, le destin s’en mêle, aidé d’Emma, Quinn et Mattie, leurs trois sœurs irrésitibles.
Les chemins de Ray et Sasha vont enfin se croiser. Et bien des certitudes vont voler en éclats.

Coup de foudre, secrets enfouis, drame familial et lieux de rêve… Un roman sentimental étourdissant qui irradie d’émotion, à dévorer au soleil ou à l’ombre.

Mon avis : Les romans d’Ann Brashares généralement avec moi ça ne passe pas. J’en ai essayé trois et à chaque fois c’était très moyen. Celui-ci était la dernière chance pour l’auteure de me convaincre et elle a réussie mais avec un brio incroyable. Je ne m’attendais pas à ce déferlement de sensations, de pleurs et de rires. Je peux déjà vous le dire FONCEZ !!

Nous suivons donc deux ados Ray et Sasha, leur mère et père respectif ont eu une vie commune et trois filles ensemble mais voilà leur divorce c’est très mal terminé, dans la rancoeur et la rage. Il faut un peu de temps pour tout remettre dans l’orde mais après ça roule tout seul. Nos deux héros partagent leur chambre à tour de rôle mais ne savent même pas à quoi l’autre ressemble. C’est à l’image de cette famille très très étrange. Surtout on sent de suite l’ambiance. On sent qu’il y a quelque chose de cacher derrière cette rancoeur entre les deux anciens époux. J’ai d’ailleurs aimé comment le voile est levé petit à petit par touche qui de ce fait nous fait dévorer le livre sans avoir l’impression que ça va trop vite. Le timing et la construction sont géniales.

Surtout ce roman c’est aussi l’histoire entre ces deux ados qui, par un concours de circonstances vont enfin se croiser en chair et en os. Leur histoire est belle, douce. Elle fait contrepoids à toute la lourdeur du secret familial et du coup le roman est pas bancal du tout. Et puis j’aime lire des histoires d’adolescents s’ouvrant à l’amour. C’est toujours fort et beau. la plume de l’auteure m’a d’ailleurs particulièrement conquise à ces moments-là.

Enfin, LE secret. J’en suis restée scotchée. Je ne m’y attendais pas tout à fait. Surtout la construction machiavélique de l’auteur fait que ce moment est chargé de sentiment. C’est un crescendo. On sent qu’on monte toujours plus haut dans la douleur et que ça finira forcément par péter à un moment. Et c’est le cas.  Un vrai feu d’artifice. Tous les non-dits explosent enfin. Et on est happé malgré nous, totalement pris à parti dans cette querelle familiale.

Et puis il y a le drame. Qui par son malheur soudain et brutal réussi à apaiser le tout. Je ne l’avais clairement pas vu venir lui. Je n’en dirais pas plus, mais sortaient vos mouchoirs.

Clairement toute cette intrigue est menée de main de maitre. Et surtout le tout est portée par une écriture d’une finesse et d’une délicatesse rare. Quant aux personnages ils sont tous (et ils sont nombreux) fouillés et réalistes. Chacun à ses propres combats à mener, ses envies et ses attentes qui en font des personnages attachants.

En bref, comme dit plus haut : foncez. Ce livre est tout simplement magique.

Jeunesse

La mort du temps d’Aurélie Wellenstein

la mort du temps

Auteur  :  Aurélie Wellenstein

Editeur : Scrinéo

Parution : 2017

Prix : 16,90€

Résumé : Un séisme temporel a dévasté la Terre, massacrant une large partie de la population et mélangeant les époques entre elles. Callista se retrouve seule survivante dans un Paris ravagé où s’amalgament deux mille ans d’architecture. Tous ses repères chamboulés, la jeune fille n’a plus qu’un espoir : retrouver en vie sa meilleure amie, restée dans l’Est de la France. Callista part à pied pour un long périple, talonnée par la monstrueuse réplique du séisme qui semble la suivre pour l’anéantir. Si elle s’arrête, si elle ralentit, le cataclysme la dévorera. Au côté d’étranges compagnons, issus de siècles différents, elle va tout faire pour échapper au chaos.

Mon avis : J’avais hâte d’avoir ce livre entre les mains. Entre le nom de l’auteur qui me faisait particulièrement envie grâce aux bons échos de sa série précédente et le thème de séisme temporel avec toutes les époques qui se mêlent il avait tout pour me plaire. Hélas, cela n’a pas été le cas et j’en suis ressortie vraiment déçue. Et pour plusieurs raisons que je vais vous expliquer ici assez succinctement. Après tout je ne veux pas vous dégouter et j’ai vu pleins de très bons avais ailleurs sur la blogo 🙂

D’abord, ce n’est pas que j’ai détesté l’héroïne mais elle ne m’a pas tout « parlé » c’est pire selon moi. En détestant un personnage on a des sentiments pour lui là rien, nada. Il pouvait lui arriver n’importe quoi en fait ça ne me faisait ni chaud ni froid. L’auteure n’a pas réussi à me la faire apprécier. Et même si ça avait été un petit peu le cas, sa manière d’être m’a profondément déplue. Quant aux personnages importants qui gravitent autour, somme toute on en sait trop peu sur eux pour que j’ai eu le sentiment qu’ils étaient vrai et profonds. Les personnages étaient donc trop distanciés vis à vis de moi voire carrément des personnages vides.

Ensuite l’histoire commence sur les chapeaux de roues. Ce que j’adore en temps normal. Mais là c’était vraiment beaucoup trop rapide. J’avais l’impression de manquer des morceaux c’était hyper frustrant. Puis le phénomène de séisme temporel qui intervient dès les premières pages n’est pas assez amené et se passe beaucoup trop vite. Ce problème était récurrent durant toutes les lectures.

Ce qui est paradoxal c’est que si certains passages étaient trop vite expédiés d’autres m’ont parus beaucoup trop lent. Et malheureusement ceux qui auraient mérité plus de pages étaient bien sûr les passages les plus intéressants.

Enfin je n’ai pas particulièrement accroché au style de l’auteur. Je note quand même qu’il est travaillé. Ca se sent. Mais ça ne me correspond pas. Puis je n’aime pas trop lorsque l’on a trop les pensées des personnages insérer comme du discours. Ca alourdissait pas mal la première partie je trouve.

La seule chose qui m’a vraiment plu c’est cette idée géniale de séisme temporel qui fait se percuter et s’enchevêtrer toutes les époques entre elles. Du coup les bâtiments sont étranges, les gens aussi ( je ne vous en dévoilerais pas plus ^^). C’était bien décrit et super original. Et puis ces répliques qui suivent Callista intriguaient énormément. D’ailleurs le mystère les entourant elles et le séisme de base m’a vraiment laissé sur le cul à la fin parce que je ne m’y attendais pas du tout. C’était une bonne fin.

En bref cette lecture fut intéressante mais en même temps très frustrante à causes des divers défauts que j’ai mentionnée. Je ne suis pas sûre que je recommencerais ce livre.

Jeunesse

Les puissants, Vic James

les puissants

Auteur : Vic James

Edition : Nathan

Parution : 2017

Prix :  17,95€

Résumé : Dans une Angleterre alternative, chacun doit donner 10 ans de sa vie en esclavage. Seuls quelques privilégiés, les Egaux, riches aristocrates aux pouvoirs surnaturels, restent libres et gouvernent le pays. Abi, 18 ans et son frère, Luke, 16 ans, voient leur destin bouleversé quand leurs parents décident de les emmener accomplir en famille leurs jours d’esclavage. Abi devient domestique au service de la puissante famille Jardine. Le somptueux décor dans lequel elle évolue dissimule en réalité des luttes de pouvoir sans pitié. Le sort de Luke n’est guère enviable puisqu’il est exilé dans la ville industrielle de Millmoor. Il découvre alors qu’il existe un pouvoir bien plus grand que la magie: la rébellion.

Mon avis : Ce roman je l’ai découvert grâce à Lucie du blog lulailis et adoré donc merci à elle. Avec ce texte nous découvrons une autre Angleterre, proche car l’auteur a gardé la plupart des grands événements mais en y intégrant les « doués » ces êtres ayant développés des pouvoirs et surtout ayant accaparés le pouvoir. C’est vraiment ingénieux. Nous ne sommes jamais complètement perdu et en même temps il y a une vraie mythologie mise en place avec ses codes particuliers. Et plus on avance dans le livre plus ce monde se complexifie.

Quant les « doués » qu’on classe vite dans le rôle de méchant (en même temps 10 ans d’esclavage durant lesquels les gens cessent d’être des êtres humains pour être un simple outil à la soldes des « doués » forcément c’est pas sympathique !!) sont finalement bien plus nuancés. Et c’est incroyable de voir comme notre opinion arrive à évoluer au fur et à mesure pour finir par prendre véritablement conscience du panier de crabe qu’est le milieu des « doués ». Certes ils ont des pouvoirs mais ça n’en fait pas pour autant des amis. Au contraire la lutte est âpre.

J’ai adoré découvrir ça de deux points de vues : Abi et Luke. Chacun est confronté à une forme d’esclavagisme différent.  Du coup, à travers des gens qui nous paraissent être des gens lambda comme vous et moi et donc à qui on s’identifie face à tous ceux qui ont un don, on découvre tous les aspects de ce pays et de ce gouvernement. Parfois on en sait même plus que nos héros et là c’est le suspense qui prend le relai : vont-ils comprendre rapidement etc… D’ailleurs si vous avez peur de vous ennuyer avec ce roman, aucune crainte à avoir, des rebondissements il y en a en veux-tu en voilà. Et le dosage est très bien gérer avec juste ce qu’il faut de réflection sur ce que chacun est prêt à faire pour survivre ou bien pour garder sa liberté.

Au final, ce roman n’est peut-être pas foncièrement nouveau dans son traitement mais il a le mérite de faire réfléchir, d’être bien écrit, d’être bourrés d’actions avec des personnages attachants. En bref, on passe un super moment de lecture en sa compagnie.