Littérature étrangère

La couleur pourpres de Alice Walker

couleur pourpre

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Auteur : Alice Walker

Edition : Robert Laffont collection « Pavillons poche »

Parution : 1982

Prix : 9€

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Résumé : Depuis leur séparation, depuis des années, Nettie et Celie, deux jeunes Noires, soeurs tendrement unies, n’ont cessé de s’écrire. Mais aucune missive, jamais, n’est parvenue ni à l’une ni à l’autre.
C’est que Celie, restée là-bas, près de Memphis, subit la loi d’un mari cruel qui déchire toutes les lettres venues d’Afrique – où Nettie est missionnaire. Alors Celie, la femme-enfant, écrira via le bon dieu, qui, lui, sait tout… Même sans retour de courrier, c’est la seule solution que trouve Célie pour ne pas sombrer dans la folie. Elle se raconte, sans misérabilisme, décrivant le cauchemar de la violence et de l’isolement mais aussi l’espoir qui naîtra de sa rencontre avec la sensuelle Shug Avery, auprès de qui Celie apprivoisera son corps, apprendra l’estime de soi et connaîtra l’amour.

Mon avis : J’ai lu ce roman il y a quelques mois mais je n’en avais pas fais encore la chronique, pourtant quel coup de coeur. Encore maintenant j’ai des réflexions qui me viennent en tête tirées du livre. Et puis pour celles et ceux qui s’intéressent au féminisme ou juste à la place des femmes noires dans le société américaine durant les années 60 c’est un grand livre.

     Comme le dit le résumé le livre est entièrement constitué de lettres. Et j’adore le genre épistolaire. Ça ajoute une touche plus personnelle au roman je trouve. Dans ces lettres Celie se permet de dévoiler tout ce qu’elle pense véritablement et qu’elle n’ose pas dire. Et je ne sais pas pourquoi mais je trouve que c’est généralement plus beau sous cette forme que juste avoir le point de vue interne en suivant les monologues intérieurs des personnages. Et puis pour ceux que la forme épistolaire rebute ou fait peur je vous rassure tout de suite. L’auteure a su ajouter des dialogues à l’intérieur des lettres qui du même coup viennent dynamiser le récit, le rendre plus vrai et par là on découvre surtout tout les autres personnages. C’est aussi le moyen de comparer l’attitude de l’entourage de Celie avec ce qu’elle pense elle-même dans les lettres. Bref j’ai trouvé ce système très ingénieux car on a tous les ingrédients pour avoir un bon roman pas trop psychologique et en même temps concentré sur notre héroïne. 

 

   Concernant les personnages je tire mon chapeau bas à l’auteure. Ils sont assez nombreux cependant on ne les découvre pas tous en même temps ce qui nous laisse le temps de bien situer chacun d’eux, leur histoire et leur passé. J’ai beaucoup aimé. Et chacun d’eux est vraiment travaillé. Ils sont tous très différents. Je vais prendre l’exemple de Celie et Shug Avery. La première est très douce, pensive, assez passive et d’une gentillesse à toute épreuve. Shug Avery elle, est forte, ne se laisse pas marcher sur les pieds à une époque où les femmes sont tenus d’obéir à leurs mari, elle est aussi insouciante du moins le laisse croire et en même temps on sent toujours quelques failles percer. J’ai aimé suivre toute la troupe de personnages qui deviennent au fil des années une gigantesque famille unis à travers les épreuves. 

 

   Et oui parce que des épreuves ils vont en avoir. Déjà Celie l’héroïne. On en peut pas dire qu’elle ai une une enfance facile enfin presque pas d’enfance du tout. L’auteure a une telle plume qu’elle arrive à nous faire ressentir tout ce qu’a vécue Celie et sans avoir besoin de passer des chapitre et des chapitres entiers. A travers elle on y découvre les habitudes des populations noires des années 60. J’étais révoltée en voyant ce que lui a fait son père puis que son calvaire continu avec Albert. Mais ce que j’ai aussi apprécié c’est que Alice Walker ne fais pas d’un cas une généralité. Elle nous offre aussi, par les yeux de Celie, la vision de couple solide, qui s’aime et apprenne à ne pas agir comme le fait toute la société autour d’eux. Eux aussi traverse des épreuves et souvent bouleversante. Mais comme le dit mon résumé à moi (que je n’ai pas trouvé), l’humour n’est jamais bien loin. Encore une force du roman selon moi. Malgré les pires moments qu’ils traversent tous, on trouve toujours des répliques drôles, des moments tendres d’amour etd’amitiés. Bref ce roman n’est pas noir et c’est ce que j’aime. Il est en demi-teinte comme la vie. 

 

   Au final vous l’aurez tous compris cette critique est élogieuse. Je suis passée par une palette de sentiment très large avec ce roman. J’y ai découvert les horreurs que pouvait subir les femmes à cette époques tant par les blancs que par leurs maris ou pères. Mais j’y ai aussi découvert une magnifique histoire d’amour, une double histoire d’amour. Une est avec Shug et une autre avec un autre personnage dont je n’ai pas parlé pour conserver du suspense. Je ne peux que vous conseiller ce roman. Il se lit tout seul, n’est pas très long et ne coûte pas non plus très cher.

 

Il existe aussi une version cinématographique réalisé par Spielberg que j’ai trouvé absolument magnifique aussi. Woopy Goldberg incarne Celie de manière magistrale avec justesse, retenue et force en même temps. Vraiment les deux sont à voir et lire sans aucune retenue. C’est beau, c’est fort, ça prend aux tripes et ça nous fait réfléchir. Que vouloir de plus ?! 

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