Science-fiction

Le guide voyageur galactique de Douglas Adams

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Auteur : Douglas Adams

Edition : J’ai lu

Parution : 1979

Prix : 7,70€

Résumé : Comment garder tout son flegme quand on apprend dans la même journée: que sa maison va être abattue dans la minute pour laisser place à une déviation d’autoroute; que la Terre va être détruite d’ici deux minutes, se trouvant, coïncidence malheureuse, sur le tracé d’une future voie express intergalactique; que son meilleur ami, certes délicieusement décalé, est en fait un astrostoppeur natif de Bételgeuse, et s’apprête à vous entraîner aux confins de la galaxie? Pas de panique! Car Arthur Dent, un Anglais extraordinairement moyen, pourra compter sur le fabuleux Guide du voyageur galactique pour l’accompagner dans ses extraordinaires dérapages spatiaux moyennement contrôlés.

Mon avis : J’ai continué mon projet d’explorer des genres que je lis peu avec de grands classique grâce au premier tome de la série H2G2. Et je vous avoue que je suis très heureuse de l’avoir fait ! Ce livre est extrêmement divertissant et je comprends tout à fait le succès de la série de Douglas Adams. C’est mérité.

Alors comme le dit le résumé nous allons suivre Arthur Dent l’un des derniers humains de la planète Terre encore vivant après que celle-ci ait été pulvérisé. Très joyeux comme constat pour ce pauvre Arthur qui n’avait rien demander à personne et qui se retrouve à crapahuter à travers l’univers. Il y a un tel souffle de folie, de dinguerie, d’humour anglais jouissif c’est incroyable. Il faut aimer le loufoque c’est certain. Mais si on aime c’est absolument génial pour cela. Cet humour british désolé et doux-dingue auquel j’adhère est ici à un niveau inégalé.

Mais outre des pérégrinations très drôles à suivre l’auteur réussi le tour de force d’insérer des tas de réflexions philosophiques très intéressante. Certaines ont notamment des réponses mythiques et très frustrantes comme celle à l’origine de la vie de l’univers et du reste. En bref on rigole mais pas que !

Et bien sûr rien ne serait aussi sympathique à lire s’il n’y avait pas l’ensemble des personnages. Je ne vais pas dire qu’ils sont pleins de profondeurs car ce n’est pas le cas mais ce n’est même pas gênant. S’ils ne sont pas profond ils sont assez uniques et certains flamboyants comme Ford Perfect le meilleur ami d’Arthur. Ce dernier est l’archétype de l’homme moyen qui se retrouve embrigadé dans quelque chose qu’il ne maitrise absolument pas. Il est totalement à côté de ses pompes et c’est drôle.

Au final nous avons un roman qui a un rythme dingue, une histoire loufoque et des personnages totalement décalés que ce soit parce qu’ils ne comprennent rien à ce qui leur arrive ou parce qu’ils ont une tchatche incroyable. Bref pour les gens qui veulent une SF originale, drôle, pas trop longue et qui se lit très très vite la série H2G2 est faite pour vous !

Stéphanie

Bande-dessinée

Le port des marins perdus de Teresa Radice et Stefano Turconi

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Auteur : Teresa Radice

Illustrateur : Stefano Turconi

Edition : Glénat et Treize étrange

Parution  :  2016

Prix : 22€

Résumé : Automne 1807. Un navire de Sa Majesté récupère au large du Siam un jeune naufragé qui ne se rappelle que de son prénom : Abel. Le garçon se lie rapidement d’amitié avec le premier officier, capitaine du navire depuis que le commandant s’est enfui avec le trésor du bord. Abel retourne ensuite en Angleterre où il loge dans l’auberge tenue par les trois filles déchues du fuyard. Alors que la mémoire lui revient peu à peu, il découvre quelque chose de profondément troublant sur lui-même, et la véritable nature des personnes qui l’ont aidé…

Mon avis : Coup de coeur pour cette BD. Je l’ai découverte en me promenant au salon de Montreuil. J’accompagnais Alexandra qui venait chercher Alice de l’autre côté du miroir. Et là je suis tombée sur cette Bd fantastique. J’étais déjà sous le charme rien qu’avec la couverture. Heureusement ça s’est confirmé avec le contenu lui-même.

L’histoire déjà est géniale. On pourrait croire que ça ne va être qu’une histoire de marins et bien détrompez-vous. Cette partie est importante bien sûr et j’ai adoré. Bon faut savoir que moi si tu me parles de bateaux, de pirates, de découvertes maritimes je suis déjà intriguée. Et là, franchement il y a de la maitrise. On est de plein pied dans le quotidien d’un vaisseau de la marine britannique. Teresa Radice nous abreuve de vocabulaire de marins qui même s’ils ne sont pas expliqué donne le ton à l’histoire. Mais outre cela elle insère aussi des chants de marins qui ont vraiment existés. Bref il y a eu de la recherche et ça se sent.

Mais comme je le disais, ce livre n’est pas qu’une histoire de marin. C’est l’histoire D’Abel, un jeune garçon repêché au large du Siam totalement perdu et sans mémoire. Petit à petit vont apparaitre des éléments qui vont construire la trame principale du livre jusqu’au dénouement final. Tout est hyper bien agencé d’ailleurs ! Nous avons donc une histoire de marins, de bateau mais en parallèle celle d’Abel en quête de son passé. Et le moins qu’on puisse dire c’est qu’il va rencontrer une foule de personnage incroyable.

C’est un autre point qui m’a marqué. De nombreux personnages apparaissent et pourtant tous ont de l’importance, une vraie valeur pour l’histoire. Et c’est vraiment incroyable comme ils ont de la profondeur. Je retiendrais Abel bien sûr (tant de douceur et de force c’est incroyable) mais aussi Rebecca (personnage énigmatique et captivante) ou Yasser. Yasser n’est qu’un personnage de second plan et pourtant par le dessin et surtout par son dialogue il a une vraie voix. Il pousse à réfléchir et souvent ses pensées m’ont beaucoup plu. En bref aucun n’est laissé un peu en retrait. De plus, outre les dialogues, Teresa Radice donne aussi parfois de long monologue aux personnages et loin d’être « chiant » c’est au contraire l’occasion d’aller au coeur des personnages. Bref vous l’aurez compris pour ce qui est des protagonistes ici vous ne serez pas déçu !

Enfin, je ne peux passer à côté du travail fantastique de Stefano Turconi. Non mais regardez moi cette BD. C’est incroyable ! Même si l’intérieure est en noir et blanc sans couleur c’est d’une force et d’une beauté à couper le souffle. Tout est crayonné. Et cette simplicité même fait la force du trait de l’illustrateur. Et surtout que de finesse. Il y a toujours une foule de détails à observer qui abreuve notre imaginaire et répond magnifiquement bien aux texte de Teresa Radice. Si pour son texte je sentais beaucoup de recherche il en est de même pour le dessin. Rien que les cases sur les bateaux sont incroyable de précision.

Ah oui et j’oubliais de dire que les deux créateurs de la BD nous offre aussi un beau voyage au pays de la poésie, puisque celle-ci fait partie intégrante du port des marins perdus. On y trouve de très nombreux extraits de Wordsworth, Blake… J’ai découvert de très beau poèmes alors même que je ne suis pas très poésie.

Stéphanie