Classique·Littérature française

L’amant de Marguerite Duras

l'amant

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Auteure : Marguerite Duras

Edition : Les éditions de Minuit

Parution : Septembre 1984

Prix : 12€

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Résumé : Roman autobiographique mis en image par Jean-Jacques Annaud, L’amant est l’un des récits d’initiation amoureuse parmi les plus troublants qui soit. Dans une langue pure comme son sourire de jeune fille, Marguerite Duras confie sa rencontre et sa relation avec un rentier chinois de Saigon. Dans l’Indochine coloniale de l’entre deux-guerres, la relation amoureuse entre cette jeune bachelière et cet homme déjà mûr est sublimée par un environnement extraordinaire. Dès leur rencontre sur le bac qui traverse le Mékong, on ressent l’attirance physique et la relation passionnée qui s’ensuivra, à la fois rapide comme le mouvement permanent propre au sud de l’Asie et lente comme les eaux d’un fleuve de désir. Histoire d’amour aussi improbable que magnifique, L’amant est une peinture des sentiments amoureux, ces pages sont remplies d’un amour pur et entier. Ce roman vaudra un succès conséquent à Marguerite Duras.

Mon avis : Depuis quelques temps j’essaie de lire un peu plus de classique de la littérature française ou étrangère. Et cet été c’était le tour de Marguerite Duras, que je ne connaissais que de nom, avec l’amant. Je ressors plutôt satisfaite de ma lecture.

Le coeur de ce roman c’est bien sûr la relation entre Marguerite et cet « homme de Cholen », ce chinois qu’elle rencontra sur le fleuve dans les années 20. Une vraie passion nait entre eux deux. Cet homme initiera la jeune femme à l’amour comme à la sensualité et à la sexualité. Et même si la relation est tarifée ce n’est jamais glauque. Cette relation est à l’image de la société française vivant dans l’Indochine de l’époque. Marguerite devra d’ailleurs faire face aux critiques, aux jugements. Elle est sa famille sont en quelque sorte mis au ban de la société. Mais qu’importe Marguerite tient à cet « homme de Cholen » surement bien plus qu’elle ne le pense au début du roman.

Il y a aussi une autre histoire dans ce roman, celle de Marguerite et de sa famille. Le moins que l’on puisse dire c’est que sa mère tient une place centrale. Elle est veuve et élève ses deux fils ainés ainsi que Marguerite. L’aîné qu’elle vénère, est en fait un homme violent et surtout dilapidant la fortune familiale. Le second fils lui est l’inverse total effacé et bon. Quant à Marguerite elle est très mûre pour son âge et observe avec un regard quasi chirurgical tous les liens entre les membres de sa famille. Et si la mère est celle qui aime ses enfants elle est aussi celle qui encourage les hommes à regarder sa fille et qui accepte que Marguerite se fasse payer pour sa relation amoureuse avec son chinois. La force de Duras c’est de nous offrir un portait brut, parfois dur et en même temps je ne l’ai pas ressenti comme un vrai jugement manichéen. Tout est dans la nuance.

Le seul petit bémol et qui n’est pas non plus un gros défaut tient à la manière dont l’auteure à agencer son texte. Les aller-retours incessants sont très peu indiqués, les changements de protagonistes là aussi sont peu indiqués et tout ça a fait que c’était parfois dur à suivre. C’est beau dans la simplicité de son style et c’est dommage que la construction ne soit pas aussi limpide.

L’avez-vous lu ? Qu’en avez-vous pensé ? Avez-vous lu d’autres romans de Marguerite Duras ? L’amant vous tente t-il ? 

Jeunesse

Lettre d’amour de 0 à 10 de Susie Morgenstern

lettre d'amour

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Auteur : Susie Morgenstern

Edition : Ecole des loisirs collection Neuf

Parution : Février 1996

Prix : 7,30€

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Résumé : Ernest a dix ans. Dix ans de vide : sa mère est morte le jour de sa naissance et son père a disparu. Dix ans d’ennui : sa vie avec sa grand-mère, prénommée Précieuse, n’a rien de très exaltant : école, goûter, devoirs, soupe. Pas de téléphone, pas de télévision. Seule distraction : une mystérieuse lettre que le grand-père d’Ernest avait envoyée du front pendant la guerre, une lettre indéchiffrable. Ernest est bon élève, solitaire et taciturne, pour ne pas dire muet. Jusqu’au jour où Victoire de Montardent arrive dans sa classe et jette son dévolu sur lui. Car Ernest est beau, ce que les autres filles de la classe avaient déjà remarqué… 

Mon avis : Ce livre est tout simplement un coup de cœur. Je suis très heureuse de l’avoie enfin dans ma bibliothèque et d’avoir pu le relire. En effet tout comme Ernest le protagoniste, j’avais 10 ans et j’étais en CM2 quand j’ai lu pour la première fois lettre d’amour de 0 à 10. C’était une lecture scolaire. Et j’étais tombée sous le charme de cette histoire. 

   Nous suivons donc un petit bonhomme : Ernest, 10 ans. Sa vie n’est pas toute rose, c’est même très loin de là. Il n’est pas malheureux et battu. Mais franchement sa vie est tout à fait morose. Quand j’étais petite j’avais simplement pitié mais maintenant c’est presque de la douleur que j’ai ressenti pour lui. Sa vie est réglé comme du papier à musique. Rien ne change jour après jour. Il déjeune seul, va a l’école, rentre manger le midi seul, retourne à l’école, rentre le soir, goûte (toujours la même chose), fait ses devoirs et seule distraction, essaye de déchiffrer la lettre de son grand-père envoyée du front. Il n’a pas de jouets, pas de musique, pas de sorties. Il n’a même pas d’amis. Tout ce qu’il a c’est une grand-mère pas vaillante et la cuisinière qui est dans le même état. Il est aussi très doué à l’école, pour pouvoir un jour lire cette lettre. Et même ça ça m’a fait de la peine. Il est doué car c’est sa seule occupation. C’est assez triste. Mais très réaliste aussi et ça c’est un sacré avantage pour les plus jeune. Ce livre peut leur faire comprendre toute la chance qu’ils ont et aussi développer leur empathie. Ce livre est peut-être jeunesse mais il est loin de tomber dans les clichés.

   Heureusement pour Ernest l’année de son CM2 va marquer un tournant dans sa vie et pour son plus grand bien. En effet une jeune fille, Victoire, va d’autorité décider de devenir son amie. Avec elle c’est le tourbillon de la vie et de l’amitié qui va emporter le sage Ernest. Et là encore c’est très bien fait. On sent qu’Ernest a peur et en même temps meurt d’envie d’essayer d’être un vrai petit garçon de 10 ans. Il se pose des questions et se rend véritablement compte qu’il existe un autre mode de vie possible. Le voir hésiter ainsi fait plus vrai que s’il avait accepter tout, tout de suite. Victoire elle, c’est vraiment un feu d’artifice. Seule fille d’une fratrie de 12 ou 13 enfants, sa vie est très mouvementée, tout le contraire de celle d’Ernest. Elle est drôle, pleine de vie. Et aussi pleine de détermination ce qui m’a beaucoup plu. Dès le départ elle a prévu de sa marier avec Ernest et ça m’a fait sourire. Et puis ce que j’ai aimé c’est qu’ils s’aident mutuellement, ce n’est pas seulement Victoire qui « sauve » Ernest. Lui l’aide à l’école car elle est en difficulté et elle lui apprend la vie. Elle bouscule aussi la grand-mère d’Ernest et ce pour son plus grand bien aussi. En gros la famille d’Ernest revit grâce aux Montardent. 

   C’est donc un très beau roman avec un belle leçon de vie, un vrai message à donner au enfants. Et puis la beauté du livre vient aussi de la quête d’Ernest. Celui-ci a perdu sa mère, morte en lui donnant naissance ce que son père n’a pas supporter. Il sait que son père est vivant, quelque part. On le voit se questionner. Un moment il se dit même qu’il a du faire quelque chose de mal pour qu’il fuit de cette manière. J’ai trouvé ça tellement triste. Et grâce à Victoire et ses frères il va enfin oser faire le premier pas dans la recherche de ce père. Je ne vous dis pas comment ce se passe ni ce qu’il se passe évidemment, ça ce sera à vous de le découvrir.

   Au final un seul mot me vient pour ce roman, enfin deux : feux d’artifice.  C’est exactement ça.  Nous passons du calme de la vie morose d’Ernest à une vie chamboulée, pleine de joie, de rire, d’entraide et d’amitié. C’est très beau à lire. Moi je le classe tout à fait dans les livre capable de vous remonter le moral ! Et puis à ça s’ajoute cette quête familiale qui là aussi fera réfléchir petits et grands.  Enfin, vous l’aurez compris je vous conseille ce livre à tous.

Etes-vous tenté ? Et si vous l’avez déjà lu, quels souvenirs gardez-vous de cette lecture ? Auriez-vous d’autres livres de l’auteure à me conseiller ? 

Fantasy·Jeunesse

Les fiancés de l’hiver de Christelle Dabos

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Auteur : Christelle Dabos

Edition : Gallimard Jeunesse

Parution : Juin 2013

Prix : 18€ ou 8,65€

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Résumé : Sous son écharpe élimée et ses lunettes de myope, Ophélie cache des dons singuliers : elle peut lire le passé des objets et traverser les miroirs. Elle vit paisiblement sur l’arche d’Anima quand on la fiance à Thorn, du puissant clan des Dragons. La jeune fille doit quitter sa famille et le suivre à la Citacielle, capitale flottante du Pôle. À quelle fin a-t-elle été choisie ? Pourquoi doit-elle dissimuler sa véritable identité ? Sans le savoir, Ophélie devient le jouet d’un complot mortel. Une héroïne inoubliable, un univers riche et foisonnant, une intrigue implacable.

Mon avis : Et voilà j’ai enfin craquée pour le premier tome de cette série qui fait quasiment l’unanimité. Forcément, à l’INFL (là où j’ai fais mon BP librairie) beaucoup l’avait déjà lu et n’arrêtaient pas d’en parler et de me convaincre de le lire. Et c’est vrai que pour une libraire spé-jeunesse ne pas l’avoir lu c’était un peu dommage. Bref maintenant c’est chose faite !

Nous y découvrons Ophélie, une jeune fille aux antipodes de ce qu’on trouve habituellement en littérature jeunesse (et pas qu’en jeunesse d’ailleurs). Elle est mal fagotée, binoclarde, toujours accompagnée d’une vieille écharpe qui a d’ailleurs essayer de l’étrangler la première fois. Bref elle est assez quelconque et mentalement c’est aussi le cas au début du roman. En effet, elle est renfermée sur elle, aime la solitude et vivre sans éclat particulier. Mais ça, ce n’est qu’au début car Ophélie va se révéler être une personne forte, qui aime faire ses propres choix, indépendante sans être non plus badass au point d’être irréaliste. L’auteure nous offre une héroïne passionnante et surtout à laquelle chacun peut s’identifier.

Quant aux autres personnages c’est là que le bat blesse parce que je n’arrives à cerner aucun des personnages à part Ophélie. C’est cohérent avec l’univers du paraitre qu’est la Citadelle. On est dans une vie de cour décadente à souhait où chacun doit paraître à son avantage pour espérer évoluer et où les meurtres sont légions mais toujours dissimuler. Et Berenilde la tante de Thorn, Thorn lui-même, le chevalier tous ne sont jamais ce qu’ils paraissent être eu départ. Et en tant que lecteur on est pas plus avancés qu’Ophélie. Du coup j’avoue que pour la cohérence de son intrigue ça fonctionne hyper bien. Mais c’est aussi super frustrant. Et du coup je n’arrive pas trop à m’attacher à eux. Il n’y a qu’un personnage que j’ai adoré c’est Renard. Il est vraiment gentil, je ne vais pas dire qu’il ne profites pas de la situation mais au moins il est franc. J’espère qu’il continuera à prendre de l’importance par la suite.

L’intrigue justement elle est bien ficelée. L’auteur sait jouer avec nos nerfs nous faisant avancer à pas de loup comme Ophélie qui découvre cette arche qu’est la Citadelle en même temps que nous et qui est plus ou moins jeter dedans sans aucune compréhension des règles qui la régissent. Et pourtant cette arche est un vrai nid de vipère et Ophélie comprend vite qu’elle est au coeur de quelque chose qu’elle ne comprend pas du tout. Cette incompréhension permet à l’auteur nous faire découvrir l’incroyable univers qu’elle a construit. C’est LA force de ce roman. Sa richesse est incroyable. Christelle Dabos fouille d’idées comme la spatialité de la Citadelle qui est changeante. J’ai adoré cette idée-là. Un peu comme les tentes magiques de Harry Potter. Quand on entre dans une pièce qui d’extérieure est petite l’intérieur est finalement immense. Tout concoure à nous faire perdre pieds et à plonger dans les illusions de cette cour. Et cependant tout son monde est crédible, on est jamais perdu. Tout est toujours expliquer en tant et en heure. Les arches, les pouvoirs de chaque « famille », le don de liseuses que possède Ophélie, celui de passer à travers les miroirs. Tout ça est dingue et en même temps fonctionne super bien grâce au don de Christelle Dabos pour raconter son histoire et nous emporter dans son imaginaire.

Il y a bien d’autres choses à dire encore sur ce roman mais je ne voudrais pas vous spoiler donc je m’arrêterais là. J’ai hâte de lire le second tome que j’achèterais surement dès la rentrée. J’espère juste que l’on aura un peu plus de réponses et surtout pouvoir « m’accrocher » à d’autres personnages que Ophélie et Renard.

Avez-vous lu ce roman ? Qu’est-ce qui vous a le plus plu ? Ou le moins plu ? 

Littérature étrangère

La couleur pourpres de Alice Walker

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Auteur : Alice Walker

Edition : Robert Laffont collection « Pavillons poche »

Parution : 1982

Prix : 9€

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Résumé : Depuis leur séparation, depuis des années, Nettie et Celie, deux jeunes Noires, soeurs tendrement unies, n’ont cessé de s’écrire. Mais aucune missive, jamais, n’est parvenue ni à l’une ni à l’autre.
C’est que Celie, restée là-bas, près de Memphis, subit la loi d’un mari cruel qui déchire toutes les lettres venues d’Afrique – où Nettie est missionnaire. Alors Celie, la femme-enfant, écrira via le bon dieu, qui, lui, sait tout… Même sans retour de courrier, c’est la seule solution que trouve Célie pour ne pas sombrer dans la folie. Elle se raconte, sans misérabilisme, décrivant le cauchemar de la violence et de l’isolement mais aussi l’espoir qui naîtra de sa rencontre avec la sensuelle Shug Avery, auprès de qui Celie apprivoisera son corps, apprendra l’estime de soi et connaîtra l’amour.

Mon avis : J’ai lu ce roman il y a quelques mois mais je n’en avais pas fais encore la chronique, pourtant quel coup de coeur. Encore maintenant j’ai des réflexions qui me viennent en tête tirées du livre. Et puis pour celles et ceux qui s’intéressent au féminisme ou juste à la place des femmes noires dans le société américaine durant les années 60 c’est un grand livre.

     Comme le dit le résumé le livre est entièrement constitué de lettres. Et j’adore le genre épistolaire. Ça ajoute une touche plus personnelle au roman je trouve. Dans ces lettres Celie se permet de dévoiler tout ce qu’elle pense véritablement et qu’elle n’ose pas dire. Et je ne sais pas pourquoi mais je trouve que c’est généralement plus beau sous cette forme que juste avoir le point de vue interne en suivant les monologues intérieurs des personnages. Et puis pour ceux que la forme épistolaire rebute ou fait peur je vous rassure tout de suite. L’auteure a su ajouter des dialogues à l’intérieur des lettres qui du même coup viennent dynamiser le récit, le rendre plus vrai et par là on découvre surtout tout les autres personnages. C’est aussi le moyen de comparer l’attitude de l’entourage de Celie avec ce qu’elle pense elle-même dans les lettres. Bref j’ai trouvé ce système très ingénieux car on a tous les ingrédients pour avoir un bon roman pas trop psychologique et en même temps concentré sur notre héroïne. 

 

   Concernant les personnages je tire mon chapeau bas à l’auteure. Ils sont assez nombreux cependant on ne les découvre pas tous en même temps ce qui nous laisse le temps de bien situer chacun d’eux, leur histoire et leur passé. J’ai beaucoup aimé. Et chacun d’eux est vraiment travaillé. Ils sont tous très différents. Je vais prendre l’exemple de Celie et Shug Avery. La première est très douce, pensive, assez passive et d’une gentillesse à toute épreuve. Shug Avery elle, est forte, ne se laisse pas marcher sur les pieds à une époque où les femmes sont tenus d’obéir à leurs mari, elle est aussi insouciante du moins le laisse croire et en même temps on sent toujours quelques failles percer. J’ai aimé suivre toute la troupe de personnages qui deviennent au fil des années une gigantesque famille unis à travers les épreuves. 

 

   Et oui parce que des épreuves ils vont en avoir. Déjà Celie l’héroïne. On en peut pas dire qu’elle ai une une enfance facile enfin presque pas d’enfance du tout. L’auteure a une telle plume qu’elle arrive à nous faire ressentir tout ce qu’a vécue Celie et sans avoir besoin de passer des chapitre et des chapitres entiers. A travers elle on y découvre les habitudes des populations noires des années 60. J’étais révoltée en voyant ce que lui a fait son père puis que son calvaire continu avec Albert. Mais ce que j’ai aussi apprécié c’est que Alice Walker ne fais pas d’un cas une généralité. Elle nous offre aussi, par les yeux de Celie, la vision de couple solide, qui s’aime et apprenne à ne pas agir comme le fait toute la société autour d’eux. Eux aussi traverse des épreuves et souvent bouleversante. Mais comme le dit mon résumé à moi (que je n’ai pas trouvé), l’humour n’est jamais bien loin. Encore une force du roman selon moi. Malgré les pires moments qu’ils traversent tous, on trouve toujours des répliques drôles, des moments tendres d’amour etd’amitiés. Bref ce roman n’est pas noir et c’est ce que j’aime. Il est en demi-teinte comme la vie. 

 

   Au final vous l’aurez tous compris cette critique est élogieuse. Je suis passée par une palette de sentiment très large avec ce roman. J’y ai découvert les horreurs que pouvait subir les femmes à cette époques tant par les blancs que par leurs maris ou pères. Mais j’y ai aussi découvert une magnifique histoire d’amour, une double histoire d’amour. Une est avec Shug et une autre avec un autre personnage dont je n’ai pas parlé pour conserver du suspense. Je ne peux que vous conseiller ce roman. Il se lit tout seul, n’est pas très long et ne coûte pas non plus très cher.

 

Il existe aussi une version cinématographique réalisé par Spielberg que j’ai trouvé absolument magnifique aussi. Woopy Goldberg incarne Celie de manière magistrale avec justesse, retenue et force en même temps. Vraiment les deux sont à voir et lire sans aucune retenue. C’est beau, c’est fort, ça prend aux tripes et ça nous fait réfléchir. Que vouloir de plus ?! 

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Littérature étrangère

La lettre qui allait changer le destin d’Harold Fry arriva un mardi de Rachel Joyce

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Auteur : Rachel Joyce

Edition : XO

Parution : 2012

Prix : 19,90€

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Résumé : Il était juste parti poster une lettre. Mais c’est mille kilomètres qu’il va parcourir à pied. Un roman inoubliable qui a conquis le monde entier. « Je suis en chemin. attends-moi. Je vais te sauver, tu verras. Je vais marcher, et tu vivras. » Harold Fry est bouleversé par la lettre qu’il reçoit de Queenie Hennessy, une ancienne amie qui lui annonce qu’elle va mourir.
Alors que sa femme, Maureen, s’affaire à l’étage, indifférente à ce qui peut bien arriver à son mari, Harold quitte la maison pour poster sa réponse. Mais il passe devant la boîte aux lettres sans s’arrêter, continue jusqu’au bureau de poste, sort de la ville et part durant quatre-vingt-sept jours, parcourant plus de mille kilomètres à pied, du sud de l’Angleterre à la frontière écossaise. Car tout ce qu’Harold sait, c’est qu’il doit continuer à marcher.

Mon avis : Nouvel article et un COUP DE COEUR incroyable, qui plus est pour un roman qui ne me laissait pas présager tant de remue ménage sentimental si on peut dire ^^.

Ce qui m’a tout de suite donné envie d’acheter ce livre c’est ce résumé. Immédiatement j’ai eu de l’empathie pour ce Harokd Fry. Surtout j’ai trouvé l’idée de cette marche tellement originale. Harold est un retraité de 67 ans il me semble et décidé de faire quelque chose sur un coup de tête ne lui ressemble absolument pas. Dans la vie il a toujours été du genre en retrait, ombre furtive qui passe sans faire de vague. Mais voilà les mots de sa réponse ne lui convienne pas. Dès lors sans l’avoir vraiment décidé il s’embarque pour une aventure qui va être à la fois d’une grande jouissance pour lui mais aussi très triste. Vu son âge cette marche n’a rien de facile. Et dès le début des crampes, un boitement et autre tracas s’enchaine. En effet il n’est partie qu’avec ses chères bottes adorées, vraiment pas prévues pour la marche. J’ai adoré comment il s’accrochait à celles-ci d’ailleurs.

Tout le long du chemin Harold va rencontrer des tas de gens différents. C’est un des gros points fort du roman. J’ai aimé le fait que l’on assiste à divers moments d’intimité selon les personnes qu’il va croiser. Certains vont l’encourager dans son projet; D’autres vont le juger fou. Mais chacun va en définitive lui apporter quelque chose. En effet beaucoup finisse par se confier à lui comme s’il était un réceptacle idéal. Du coup nous aussi on devient ce réceptacle-ci.

Tout cela rend aussi plus fort Harold. Il prend du recul sur sa vie. Prend conscience de tout ce qui a raté dans sa vie, se rappel d’évènements oubliés mauvais mais aussi et surtout de nombreux bons moments. En marchant c’est une vraie chasse au trésor qui s’opère en lui. Il décide enfin de se mettre à nu et nous en lisant on passe par toutes sortes de sentiments allant même jusqu’aux larmes parfois. En effet, dès le début j’ai senti qu’il y avait de nombreuses choses cachées concernant la vie de Harold. Et alors quand le secret éclate j’ai été bouleversé. Pas un seul instant je n’aurais imaginé cela. C’était triste mais de manière authentique et nullement larmoyant.

En bref ce roman en plus de nous offrir des tas de moments de vie à travers les personnages secondaires il nous offre aussi le portait d’un sexagénaire humain avec ses failles et qui tente au moins une fois dans sa vie d’agir en homme, de mener à son bout un projet qu’il a décider de lui-même. Pour cet homme qui a passé sa vie telle une ombre sans faire de vague c’est un parcours difficile mais libérateur. Et franchement à lire c’est tout bonnement incroyable.

 

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PAL de vacances

vacances lectures

Depuis le samedi 5 août au soir j’étais enfin en vacances ! Et je peux vous dire que j’avais très très hâte d’y être. L’année en cours à était stressante avec des dossiers pour mon BP librairie, des responsabilités en plus à mon apprentissage, le BP blanc puis les examens finaux. C’était beaucoup de stress et de fatigue. Mais ça y est c’est fini. J’ai réussi mes examens. Je suis embauchée en CDI. Bref tout va bien et les vacances vont sérieusement me faire du bien ^^.

Mais évidemment en tant que grande lectrice et libraire aussi on oublie pas les livres pendant ces trois semaines de vacances. Du coup j’ai pas mal de livres pour la rentrée littéraire a lire. Je me suis aussi octroyé plusieurs romans qui me faisaient de l’oeil dans ma PAL depuis belle lurette. Bref. Trêve de blabla voici ma PAL. Je la mettrais régulièrement à jour pour que vous puissiez voir mon avancement.

  • Un funambule sur le sable, Gilles Marchand, Aux forges de Vulcain
  • L’amant, Marguerite Duras, Gallimard
  • Les rois maudits tome 4, Maurice Druon, Le livre de poche
  • Le gang des rêves, Luca Di Fulvio, Pocket
  • Le maître de Ballantrae, Robert Louis Stevenson, Folio
  • Animale tome 2, Victor Dixen, Gallimard Jeunesse
  • Le jour d’avant, Sorj Chalandon, Grasset
  • Les fiancés de l’hiver, Christelle Dabos, Gallimard Jeunesse
  • Six of crows tome 2, Leigh Bardugo, Milan
  • Dans la forêt, Jean Hegland, Gallmeister
  • Une balançoire pour deux, Nanci Turner Stevenson, PKJ
  • C’est le cœur qui lâche en dernier, Margaret Atwood, Robert Laffont
  • Les âmes rouges, A et S Kroze, PKJ
  • Une flamme dans la nuit, Sabaa Tahir, PKJ
Littérature étrangère·Romance

Le secret de Pembrooke Park de Julia Klassen

pembrooke park

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Auteur : Julia Klassen

Edition : Milady romance

Parution : 2015

Prix : 15,20€ ou 6,90€

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Résumé : Jeune femme sensée, Abigail Foster s’inquiète pour l’avenir de sa famille depuis qu’ils sont ruinés jusqu’à ce qu’un étrange notaire leur propose d’emménager dans un grand manoir, Pembrooke Park, abandonné depuis dix-huit ans. Son père et elle s’y rendent et sont accueillis par le charmant vicaire, William Chapman, qui leur apprend que, selon des rumeurs, la maison renfermerait un trésor. Aux prises entre de vieux amis et de nouveaux ennemis, Abigail ignore les dangers auxquels elle devra faire face avant de lever le voile sur ces mystères et de trouver l’amour qu’elle recherche depuis toujours.

Mon avis : J’ai acheté ce livre au salon du livre de Paris 2017 parce que j’avoue que le résumé plein de mystère, de trésor et de château à l’abandon parlait totalement à mon imaginaire un brin romantique ^^.

J’ai beaucoup aimé ce roman pour le réalisme dont il fait preuve. Oui parce que j’aime bien l’aspect chasse au trésor tout ça mais j’ai aussi les pieds sur terre et faut que ce soit un minimum cohérent et là on est en plein dedans. On suit une famille désargentée à la suite de spéculation un peu hâtive comme cela arrivait très souvent à l’époque qui était alors en plein bouleversement de toute son industrie ainsi que de son économie et certains y laissaient des plumes. Bref la famille se voit contrainte de quitter Londres pour un manoir en pleine campagne. Et là va démarrer une très très chouette histoire. Une histoire de secret de famille, de vengeance, d’amour aussi. L’intrigue est passionnante et nous emporte très vite. les pages défilent sans que l’on s’en aperçoivent. Il n’y a que la fin qui j’ai trouvé un peu trop rapide pour moi.

Les personnages sont magique notamment Abigail et William. Ils apprennent à se connaitre, à se faire confiance. Ils s’apprivoisent en quelque sorte et c’était superbement bien mené. Puis l’auteur a su jouer avec nos nerfs et doser notre frustration juste comme il le faut. Quant à la famille de William que dire à part qu’ils sont adorables et apportent énormément à l’intrigue. Quant à deux personnages au coeur de l’intrigue et du secret (que je cacherais évidemment) sans être trop trop présent ils sont justes parfait.

Le tout est porté par une plume à la fois simple, belle et qui fait mouche. Certes c’est moins cynique et critique que Jane Austen. Néanmoins l’auteure prend plaisir parfois à égratigner quelques habitudes de l’époque et c’est hilarant.

C’était une belle romance pile poil ce dont j’avais envie à ce moment-là et qui m’a comblée comme je le voulais. Je vous le conseille !