Jeunesse·Romance

Songe à la douceur de Clémentine Beauvais

songe à la douceur

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Auteure : Clémentine Beauvais

Edition : Sarbacane

Parution : Août 2016

Prix : 15,50€

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Résumé : Quand Tatiana rencontre Eugène, elle a 14 ans, il en a 17 ; c’est l’été, et il n’a rien d’autre à faire que de lui parler. Il est sûr de lui, charmant et plein d’ennui, et elle timide, idéaliste et romantique. Inévitablement, elle tombe amoureuse, et lui, semblerait-il, aussi. Alors elle lui écrit une lettre ; il la rejette, pour de mauvaises raisons peut-être. Et puis un drame les sépare pour de bon. Dix ans plus tard, ils se retrouvent par hasard. Tatiana s’est affirmée, elle est mûre et confiante ; Eugène s’aperçoit, maintenant, qu’il ne peut plus vivre loin d’elle. Mais est-ce qu’elle veut encore de lui ? Songe à la douceur, c’est l’histoire de ces deux histoires d’amour absolu et déphasé – l’un adolescent, l’autre jeune adulte – et de ce que dix ans, à ce moment-là d’une vie, peuvent changer. Une double histoire d’amour inspirée des deux Eugène Onéguine de Pouchkine et de Tchaïkovski – et donc écrite en vers, pour en garder la poésie.

Mon avis : Cela fait des années que j’entends parler, en bien, de Clémentine Beauvais et à la base c’était les petites reines que je voulais lire. Sauf que songe à la douceur c’est la réécriture moderne de Eugène Onéguine, un roman que j’ai découvert l’année dernière et qui m’a totalement subjugué. J’ai placée la barre haute et Clémentine Beauvais a réussi  bien au-delà de ce que j’imaginais. Bref heureuse !

Déjà s’il y a un point à souligner c’est la construction du roman. Tout est en vers libre. Et si j’avais une petite appréhension au départ je me suis retrouvée totalement charmée par ce choix, par la poésie que cela dégage et par la liberté que cela donne. Le texte coule tout seul, fluide et en même temps il parvient très bien à rendre les moments saccadés de l’histoire, les pauses, les replis sur soi. Visuellement et surtout pour l’histoire cela apporte beaucoup.

De même, j’ai aimé la multiplicité des points de vues : Eugène et Tatiana adulte, mais aussi adolescent. On voit qu’ils ont muri, que la vie pour eux n’a pas toujours était simple en 10 ans. Et en même temps on voit aussi ce qui perdure notamment leurs sentiments. Et puis il y a cette voix, celle du narrateur, qui est irrésistible et vient commenter les actions des personnages. Elle ajoute de la légèreté.  Elle sert aussi a expliquer brièvement ce qu’il s’est passé durant les flash-back. J’ai noté qu’elle attise beaucoup la curiosité aussi  en faisant comme des teaser.

Enfin la beauté de ce roman tient aussi à l’histoire en elle-même. J’avais peur que cette superbe romance perde de son attrait en passant à l’époque moderne et pourtant non pas du tout. C’est une vraie grande, belle et triste histoire d’amour, telle que je les aime quand elle sont bien maitrisées. Ici pas de pathos, pas de nan-gnan non plus juste un amour compliqué parce que sérieusement vu les évènements, les non-dits et aussi cette absence de 10 ans rien n’est simple pour Eugène et Tatiana.

Voilà je ne vous en dirais pas plus mais lisez ce roman !

Convaincue ou pas ? L’avez-vous déjà lu et qu’en avez-vous penser ? Avez-vous lu d’autres romans de cette auteure ? Un à me conseiller absolument ? 

Humour·Littérature étrangère

Maudit Karma de David Safier

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 Auteur : David Safier

Edition : Presses de la Cité/Pocket

Parution : 2010

Prix : 19,50€/7,40€

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Résumé : Animatrice TV, Kim est au somment de sa gloire quand elle est écrasée par une météorite. Dans l’au-delà, elle apprend qu’elle a accumulé beaucoup trop de mauvais karma au cours de son existence : mauvaise mère, épouse adultère, harpie en escarpins. Pour sa punition, elle se réincarne en fourmi. Le pire reste à venir : de ses minuscules yeux d’insecte, elle voit une autre femme la remplacer auprès de sa famille. Elle doit vite remonter l’échelle des réincarnations. Mais, de fourmi à bipède, la route est longue…

Mon avis : Ce roman est le plus connu de cet auteur allemand aussi déjanté que drôlissime. Et pourtant ce n’est que le troisième que je lis. J’ai d’abord commencé par sors de ce corps William ! et par sacré famille. Les deux sont également géniaux. Mais lui je sais pas j’étais pas convaincue. Puis je l’ai trouvé à 2€ en librairie d’occasion et j’ai sauté le pas. Et bien c’est toujours un grand bonheur de lectrice de lire David Safier !

Nous allons suivre les multiples réincarnations de Kim Lange une présentatrice aussi brillante dans sa carrière qu’elle est nulle dans sa vie de mère et de femme. Elle délaisse sa fille, trompe son mari, n’hésites pas à ruiner la carrière des gens pour obtenir sa place à la TV. Bref vous voyez le portrait de cette sympathique trentenaire ! Et dès le début on y va fort dans l’humour avec la mort pour le moins originale et violente de Kim et la découverte de son nouveau corps : une fourmi. A partir de là Kim va devoir changer si elle veux redevenir humaine. Et quand je dis changer je parle pas de coupe de cheveux. Il faut qu’elle réapprenne la bonté, la gentillesse… Et essayer d’accumuler du bon karma va lui en faire voir des vertes et des pas mûres. 

Avec ce roman on va de situations cocasses en situations totalement déjantée. C’est incroyable l’imagination débordante de cet auteur. Et puis son écriture sait jouer de toutes les palettes d’humour cocasse donc, humour blague carambar, humour noir, sarcasme, ironie… Et je n’ai pas cesser de me bidonner et je peux vous dire que dans le RER ça peut être gênant. Mais il y a tellement de scènes extra ! 

Et puis ce que j’ai apprécié c’est qu’a travers les multiples réincarnations de Kim en animaux : fourmi, hamster, vache l’auteur aborde aussi de vrais problèmes de notre société. Il y a bien sûr la question de la télévision et des programmes parfois totalement stupides qui y passent. D’ailleurs j’ai aimé voir l’évolution de Kim qui à la fin du roman arrive à jeter un regard extérieur sur sa propre carrière et a voir que ce qui faisait toute sa vie (son travail en fait) n’était finalement pas le plus important. Mais il y a aussi le problème des tests médicaux fais sur les animaux et son éthique.

Quant aux personnages l’auteur arrive à tous nous les rendre presque palpable. Ils nous ressemblent avec nos défauts et nos failles. Kim à l’opportunité d’ouvrir les yeux sur la vie qu’elle a gâché et de remédier à cela. Et elle sera largement aidée par Casanova. LE Casanova grand séducteur et beau-parleur. Il a un charme fou et est en même temps totalement has been et dépassé par notre époque. C’est bien celui que j’ai préféré dans l’histoire. D’ailleurs sans être le narrateur il intervient grâce à de nombreuses petites notes totalement hilarante qui ajoutent un sacré charme à l’histoire !

En bref vous l’aurez compris si vous cherchez une lecture cocooning, drôle, détente mais pas que celui-ci est fait pour vous. De même sue tous les autres de l’auteur. Ils devraient être prescrit en cas de déprime ! Mon préféré reste quand même sors de ce corps William où une jeune femme se retrouve coincée à l’époque d’Elisabéthaine avec Shakespeare dans le corps de celui-ci. Génial !

Je ne résiste pas à vous mettre quelques citations juste pour vous faire profiter de l’humour décapant de David Safier et peut-être vous convaincre plus facilement de vous jeter sur ses livres :

« Je n’avais jamais imaginé la mort comme cela. Plus exactement, je n’avais jamais imaginé la mort. J’étais bien trop occupée par ma vie frénétique. Par toutes sortes de choses sans importance (exemple : ma déclaration de revenus), importantes (exemple : ma carrière) ou essentielles (exemple : les massages relaxants).

« Et il ouvrit la porte de la baraque, avec la ferme intention de m’en coller une. L’esprit chevaleresque laissait sérieusement à désirer dans le quartier*.
* « Mémoires de Casanova » : « Plus exactement, l’esprit chevaleresque laissait sérieusement à désirer dans ce siècle-là. »

Avez-vous déjà entendu parler de ce roman ? Est-ce qu’il vous tente ? Avez-vous lu d’autres romans de David Safier ? 

challenge

Retour sur le pumpkin autumn challenge

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Hello me petits pirates ! Ca y est mon pumkin autumn challenge est terminé ! C’est donc l’heure de faire un petit retour sur mes lectures. Pour rappel ce challenge se tient du 1er septembre jusqu’au 30 novembre. Il n’est donc pas encore terminé. Pour moi c’est double joie, d’avoir réussi un challenge (c’est assez rare) et surtout en avance 🙂

J’avais sélectionné deux menus : l’automne douceur de vivre et l’automne enchanteur. Cela me faisait un total de quatre livres à lire. Ce qui explique aussi pourquoi j’ai facilement réussi me dirais-vous. Mais me connaissant je préférais ne pas viser trop haut.

L’automne douceur de vivre : 

  • Creepy, Spooky Halloween : Grisha de Leigh Bardurgo. Six of crows de la même auteure est désormais une de mes séries coup de coeur et j’avais donc très très hâte de me lancer dans celui-ci. Et si ce n’est pas un coup de coeur également, ce n’est pas passé loin. Nous avons droit à un roman d’apprentissage dans lequel Alina une jeune orpheline se retrouve être une grisha ultra-puissante et qui attise bien des convoitises. Il y a toujours autant de rythme et de retournements de situations ce que j’adore. Et j’ai aussi retrouvé l’incroyable capacité qu’a l’auteure à faire des personnages profond et passionnants.
  • « Fall » in love : Chocolat amer de Laura Esquivel. Coup de Coeur pour ce roman. J’adore le Mexique. Je m’y intéresse de plus en plus et rêve d’aller visiter ce pays. Et je me suis dis que ce serait bien de m’intéresser à sa littérature avant tout chose. Chocolat amer est un classique au Mexique. Il a d’ailleurs était traduit dans plus de 25 pays si je ne dis pas de bêtises. Ici nous allons suivre la romance perpétuellement contrarié de l’héroïne : Tita. Nous avons aussi le quotidien plein de dureté, de moment de tendresse, de petites joies des mexicains du siècle dernier. Le tout est parsemé de touche de magie notamment dans la cuisine et les recettes de Tita mais je ne vous en dis pas plus. En tout cas c’est parfois très drôle

 

L’automne enchanteur : 

  • Légendes d’ici et d’ailleurs : 3 minutes pour comprendre les 50 plus grandes légendes de la mythologie. C’était le premier livre de cette collection que je lisais (j’ai aussi celui sur Tolkien a lire) et malheureusement je ressors un peu mitigée. Parfois sur une même pages il y a avait plusieurs répétitions alors que franchement il y a quantité d’évènements qui n’ont pas été expliqué. Par contre j’ai aimé les points sur les auteurs antiques par lesquels nous connaissons aujourd’hui les grands mythes. Bref bilan en demi-teinte.
  • Féérique citrouille bibbidi bobbidi-boo : Fairy Oak d’Elisabetta Gnone. Ce livre est enchanteur et coller donc très bien au thème. Imaginez un village au charme ancien, deux jumelles pleines de magie, une menace ancienne qui refait surface et surtout beaucoup d’optimisme, de douceur et d’humour. Voila Fairy Oak. Ce n’est pas foncièrement original mais qu’importe ce n’est pas le plus important.

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3 minutes pour comprendre

Maintenant que je l’ai fini je peux vous dire que je suis absolument ravie d’avoir participer à ce challenge. D’une j’ai enfin lu trois des livres qui était dans ma PAL donc peu d’achat avec par celui sur la mythologie. En plus, globalement toutes mes lectures ont été bonnes. 

Surtout Guimause avait aussi ouvert une page Facebook spécialement pour le challenge et c’est un endroit hyper convivial ou chacun pouvait partager ses lectures, s’encourager, se donner de nouvelles idées. J’ai  pu discuter avec plusieurs blogueurs très intéressants. Il y a quantité d’échange et c’est tout simplement dingue et génial. Je n’ai pas forcément participé autant que je le voulais mais c’était tout de même chouette. Bref vous l’aurez compris l’année prochaine j’espère bien qu’il y aura une deuxième édition et j’en ferais partie vous pouvez en être sûre.

Coup de coeur·Jeunesse

Les Marvels de Brian Selznick

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Auteur : Brian Selznick

Edition : Bayard

Parution : Octobre 2017

Prix : 19,90€

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Résumé : Tout commence par un voyage en mer en 1766 sur le Kraken où se joue une pièce de théâtre… Entrez dans cette histoire en images et suivez une grande famille de comédiens, les Marvels, de génération en génération, jusqu’en 1900.
Puis, découvrez, un siècle plus tard, l’histoire de Joseph, échappé d’un austère pensionnat. Le garçon vient chercher refuge à Londres chez son oncle Albert Nightingale. Ce dernier vit dans une étrange maison comme sortie d’un autre monde… Qui vit entre les murs ? Qui sont ces Marvels dont les portraits fleurissent partout ? Joseph décide de percer le mystère des lieux…

Mon avis : J’adore zieuter bookstagram mais c’est rarement un élément déclencheur d’achat chez moi. Sauf pour lui. La couverture et tout autant le résumé m’ont totalement happé. Ce dernier promettait un récit pour jeunesse à la fois sur une aventure familiale avec des bateaux, du théâtre et sur le destin d’un jeune garçon et une maison pleine de mystère. Et Brian Selznick connu pour le livre Hugo Cabret m’avait toujours fait de l’oeil. Bref moi il m’en fallait pas plus. J’ai craquée.

Et quel Coup de Coeur !! Ce roman a été une claque magistrale. D’autant que je ne m’y attendais pas tellement. Je ne l’ai vu que très peu passé sur booktube ou instagram. J’ai eu raison d’y aller les yeux fermés. Cette chronique risque de partir un peu dans tous les sens parce que plus un livre m’a touché et plu moins je suis cohérente ^^. Désolée d’avance.

Alors, si j’ai bien compris tous les romans de l’auteur sont à la fois en texte et en illustrations. Et je ne veux pas dire qu’il y a des illustrations au milieu du texte ou bien qu’il s’agit d’une BD. En fait dans les Marvels nous avons deux parties : la première est un texte à part entière mais en images sans texte. Celui-ci n’arrive qu’en deuxième partie. C’est bluffant tout simplement. J’avais peur que sans aucun texte je ne comprenne pas l’histoire racontée par l’auteur mais ce ne fut pas du tout le cas. Les dessins de Brian de Selznick ont un pouvoir évocateur absolument dingue. Son trait a une force, une expressivité qui rend le texte quasiment superflue. Et lorsque cela est nécessaire notamment pour marquer le passage du temps, Brian Selznick a su habilement utiliser des extraits de journaux datés pour nous permettre de comprendre. Les parties illustrées sont une des forces du roman et prouvent que l’art de raconter des histoires peut se passer de mots.

De plus à travers ces deux histoires Brian Selznick nous montre également toute la force de son talent de conteur. La force évocatrice de ses dessins se retrouve aussi dans son texte. Il y a une vraie économie de mots dans son texte qui le rend plus percutant encore et poétique par de nombreux aspects. C’est doux-amer en fait comme la vie que l’auteur décrit. En peu de mots donc il parvient à nous rendre l’atmosphère mystérieuse de la maison de l’oncle du jeune héros par exemple. De suite nous comprenons, comme Joseph, que son oncle est un brin excentrique et qu’il y a de nombreux secrets dans sa demeure mais lesquels ? C’est bien ce qu’il va tenter de découvrir avec sa nouvelle amie, une voisine.

Dès lors c’est comme une épopée, un voyage dans le passé de sa famille. Joseph est un jeune garçon qui a une famille dysfonctionnelle je dirais, où rien n’est jamais vraiment dit ouvertement. Et puis il est tellement seul, ses parents voyageant dans le monde entier pour leur travail.  La découverte de son oncle, des secrets de cette maison, les amis qu’il se fait, tout cela permet à Jospeh de comprendre son mal-être et de revivre. Toute cette histoire est une splendide ode à la famille par les liens du sang mais aussi que l’on se choisi.

J’ai aimé que l’auteur ajoute à toutes cette découverte sur les Marvels de nombreux thèmes importants : le théâtre déjà et la vie des troupes, l’envers du décors, les problèmes du SIDA dans les années 80-90, les problèmes de communication dans les familles, la délinquance des jeunes et leur réinsertion, le deuil et les manières d’y répondre… Tous ces thèmes sont abordés de manière juste et sans aucun côté j’affiche mon avis à tort et à travers.

En bref j’ai découvert un auteur absolument incroyable avec une plume poétique et frappante, avec un don de dessinateur également remarquable et avec des histoires captivantes de bout en bout. Je peux vous dire que je vais vite me procurer d’autres de ses romans c’est certain.

Voici une petite sélection des illustrations du roman pour vous donner une idée :

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J’espère sincèrement avoir réussi à vous donner envie de découvrir ce merveilleux roman. N’hésitez pas à me dire si vous l’avez déjà lu, acheté et même si vous avez déjà lu d’autres textes de l’auteur. 

Jeunesse

Wonder de R. J Palacio

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Auteure : R.J. Palacio

Edition : PKJ

Parution : 2014

Prix : 17,90€ ou 8€

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Résumé : Ne jugez pas un livre sur sa couverture.Ne jugez pas un garçon sur son apparence.« Je m’appelle August. Je ne me décrirai pas. Quoi que vous imaginiez, c’est sans doute pire. »Né avec une malformation faciale, August, dix ans, n’est jamais allé à l’école. Aujourd’hui, pour la première fois, ses parents l’envoient au collège… Pourra-t-il convaincre les élèves qu’il est comme eux ?

Mon avis : Après avoir appris qu’il y aurait une adaptation cinématographique de ce roman avec Julia Roberts (que j’aime beaucoup), je me suis dis qu’il était quand même temps que je le lise enfin. Il est sorti en 2014 et je dois l’avoir dans ma PAL depuis 2015 environ. Bref ! Je suppose que je ne suis pas la seule a avoir des livres qui traient dans sa PAL pendant des années comme ça.

En tout cas ma première réflexion en le refermant ça a été « mais pourquoi j’ai encore attendu autant de temps ?!! ». Ce n’est pas un coup de coeur mais il l’a frôlé de très très près. Cette lecture c’est tout simplement une formidable leçon de vie, de courage, d’humilité et le genre de roman qui donne la pêche ! Si déjà rien que ça, ça ne vous donne pas envie moi je n’y comprends rien ^^.

Ce roman va nous raconter comment la vie d’August petit garçon de 10 ans souffrant d’une malformation faciale va voir son quotidien bouleversé durant sa première rentrée scolaire. La différence qui fait peur à tous : enfants et adulte c’est le quotidien d’Auggie. D’ailleurs parfois les adultes ici ont été bien pire que les enfants. Les parents de Julian, par exemple, sont les rois de la politique de l’autruche faisant mine de ne pas voir que leur fils est loin d’être tout rose. Au collège August va devoir faire face à tout cela et ça va le faire grandir. C’est un superbe message sur cette différence qui, si ici elle est physique, peut-être tout autre.

R. J. Palacio nous montre aussi la vie des collégiens avec réalisme que ce soit dans leurs pires défauts (vexations, méchancetés voire harcèlement) comme dans leur moment de joie, de partage, d’amitié et de courage. C’est tout cela que va découvrir Auggie. Et bien sûr, vu sa maladie il va en tentendre des vertes et des pas mûres. Mais ce que j’ai aimé c’est qu’il ne se laisse que très rarement atteindre. Ou alors c’est de manière justifiée et pas pour faire plus de pathos. En fait je n’ai eu à aucun moment pitié de August. L’auteure arrive a nous le rendre humain et a faire passer sa maladie au second plan et j’ai trouvé ça très intelligent. Elle en fait un petit garçon comme les autres qui a malencontreusement une maladie faciale qui gêne plus les autres que lui-même. Et là aussi certains camarades finissent par le voir comme nous lecteur : un petit garçon plein de vie et d’humour. Parce qu’il a toujours le mot pour rire August et j’ai adoré ça.

Ce que j’ai particulièrement aimé dans Wonder c’est toute la partie sur la famille. La question de scolariser Auggie est centrale au début du roman. On y découvre un vrai débat entre ses parents. Et ça ajoute un vrai plus de comprendre les motivations de sa famille. Souvent en jeunesse les parents sont occultés ou alors juger assez sévèrement. Ici pas du tout. Ils aiment Auggie et sa grande soeur. Ils font tous ce qu’ils peuvent et on voit que ce n’est pas facile pour eux non plus. Et le besoin d’indépendance de la soeur ainée de August est un vrai plus. J’ai parfaitement compris son envie d’être connue pour elle-même et non en tant que soeur du garçon difforme, surtout en pleine adolescence u moment où l’on se construit. En tout cas leur famille malgré quelques difficultés est une vraie famille unie et ça faisait plaisir à lire.

En bref lisez ce roman vous adorerez !

Convaincu ou pas ? Si vous l’avez déjà lu (depuis le temps qu’il est sorti aussi ^^) qu’en avez-vous pensé ? Comptez-vous aller voir le film en décembre ? 

Voici le lien de la bande-annonce. C’est super prometteur je trouve : http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19571961&cfilm=232132.html

Coup de coeur·Littérature française

L’élégance du hérisson de Muriel Barbery

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Auteure : Muriel Barbery

Edition : Gallimard, Folio

Parution : 2006 et 2009 (poche)

Prix : 21€ et 8,80€

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Résumé :  » Je m’appelle Renée, j’ai cinquante-quatre ans et je suis la concierge du 7 rue de Grenelle, un immeuble bourgeois. Je suis veuve, petite, laide, grassouillette, j’ai des oignons aux pieds et, à en croire certains matins auto-incommodants, une haleine de mammouth. Mais surtout, je suis si conforme à l’image que l’on se fait des concierges qu’il ne viendrait à l’idée de personne que je suis plus lettrée que tous ces riches suffisants.

Je m’appelle Paloma, j’ai douze ans, j’habite au 7 rue de Grenelle dans un appartement de riches. Mais depuis très longtemps, je sais que la destination finale, c’est le bocal à poissons, la vacuité et l’ineptie de l’existence adulte. Comment est-ce que je le sais ? Il se trouve que je suis très intelligente. Exceptionnellement intelligente, même. C’est pour ça que j’ai pris ma décision : à la fin de cette année scolaire, le jour de mes treize ans, je me suiciderai. « 

Mon avis : Ce livre m’a été offert par Alex du blog littéraire comme par enchantement et je la remercie encore chaleureusement car cette lecture fut une grosse claque et une énorme coup de coeur !

J’avais entendu énormément de bien de ce livre bien avant de l’avoir. Un film est aussi sorti avec Josiane Balasko dans le rôle de Renée. J’en avais vu un extrait en tombant dessus par hasard et cela m’avait donner encore un peu plus envie. Je n’ai pas vu l’adaptation en entier souhaitant d’abord lire le livre. Ca m’aura pris du temps et d’un côté j’en suis contente. Je ne pense pas que cela aurait un coup de coeur si je l’avais lu plus tôt.

Dans ce récit à deux voix nous rencontrons deux héroïnes d’une richesse incroyable et déjà bien marquée par la vie même Paloma qui n’a que 12 ans. Je sais que la jeune fille n’a pas plu a tout le monde par sa philosophie de vie. Elle est intelligente trop peut-être et elle ne voit la vie que comme un grand vide ce qui la désespère. je ne suis pas du tout d’accord avec elle à ce moment-là de l’intrigue mais il n’empêche qu’elle a réussi à m’émouvoir. On comprend que l’intelligence ne fait pas le bonheur et avec elle c’est criant de vérité. Surtout quand on voit la vacuité de sa famille. Mais Paloma va grandir durant le roman, sa pensée va évoluer. Elle va voir qu’il existe autre chose que ce que sa famille et son milieu a à lui offrir. C’est très beau à observer.

Quant à Renée quelle femme ! Concierge de son état elle fait absolument tout pour ne pas se faire remarquer et se fondre dans le décor. Elle tient à sauvegarder les apparences d’une concierge à moitié abrutie et incapable de parler un français correct. Ses stratagèmes de dissimulation m’ont d’ailleurs énormément fait rire. En fait, Renée a peur que son immense culture ne soit un trop grand choc pour cette aristocratie de pacotille que sont les habitants de l’immeuble. Pour eux tout est dans l’apparence et une concierge plus cultivée qu’eux-même ça jure. Bon, à ce niveau je trouve que l’auteure en fait un peu trop. Cependant elle ne généralise pas à tout les riches parisiens et dans l’immeuble même plusieurs habitants échappent à cette règle du paraitre à tout prix. En tout cas la vie de Renée est rythmée par son travail et sa quête de nouvelles lectures palpitantes. Mais elle est aussi et surtout très morne.

Et c’est alors qu’entre en scène un troisième personnage. Un japonais d’une soixantaine d’année qui semble, lui, totalement vrai et authentique. Il va plus ou moins prendre sous son aile à la fois Renée et Paloma. A son contact les deux femmes vont voit leur vie totalement bouleversée. Le récit prend alors un tournant positif avec des moments absolument sublimes. Renée apprend enfin qu’elle peut être féminine. C’est une vraie seconde naissance. Et quant à Paloma elle ouvre les yeux sur la beauté de la vie qu’elle ne parvenait pas à voir jusqu’ici.

L’ensemble du récit est très intelligent. Dans l’écriture notamment. C’est parfois même assez complexe. Mais cela reste cohérent et jamais pour faire « chic ». J’ai aussi aimé les nombreuses réflexions apportées par Muriel Barbery sur la vie, la beauté, l’art, la littérature… J’ai aimé l’authenticité du monsieur japonais. J’ai aimé le regard grinçant qui est posé sur les élites parisiennes (d’ailleurs je travaille juste à côté de la rue de Grenelle et certaines descriptions m’ont beaucoup rappelé certains des clients de la librairie ^^). Et puis l’auteure a réussi à faire de vraies scènes drôles et d’autres tragiques ou émouvantes. En bref elle maitrise tous les registres. Ce roman très mature fut véritablement un coup de coeur tout simplement !

Alors convaincue de lire ce roman ou pas ? Peut-être est-ce que c’est déjà le cas et alors qu’en avez-vous pensé ? Vous avez-vu le film ? 

Jeunesse

Tortues à l’infini de John Green

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Auteur : John Green

Edition : Gallimard Jeunesse

Parution : Octobre 2017

Prix : 21€

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Résumé : Aza Holmes, 16 ans, a tout pour être aimée et avoir un bel avenir, mais elle a grandi avec une pathologie psychique. Qui est-elle, où est-elle, lorsque la spirale vertigineuse de ses pensées obsessionnelles s’empare d’elle? Vous aimerez Aza, qui raconte sa propre histoire, vous aimerez sa meilleure amie Daisy la tornade, et vous aimerez Davis, fils d’un milliardaire mystérieusement disparu.
Un trio improbable qui va mener l’enquête, et trouver en chemin d’autres mystères et d’autres vérités…

Mon avis : Qui n’a pas entendu parler de ce livre !! Il est partout en ce moment. Ayant adoré nos étoiles contraires j’étais assez curieuse de retrouver la plume de John Green. Et en même temps le résumé n’était pas franchement trop tentateur et puis j’avoue que la couverture ne me plaisait pas du tout. Bref j’étais intriguée mais sans attente particulière (ce qui évite d’ailleurs souvent les grosse déception à trop se monter le bourichon tout seul ^^). Et bien je dois vous dire que cette lecture a su m’émouvoir et me plaire bien plus que ça que je pensais. Et que cette couverture est finalement idéale et en accord totale avec l’histoire.

John Green avec cette histoire nous parle des maladies psychiques, des pensées invasives etc… C’est un peu de sa propre histoire qu’il insère dans ce roman et de ce fait c’est hyper réaliste. Aza est une jeune fille ayant des troubles psychiques lié à la santé. En fait elle analyse tout par rapport au risque d’infection microbienne. Dit comme ça c’est juste bizarre sauf que ça lui pourrie l’existence. Et John Green réussi le tour de force de nous faire pénétrer vraiment dans l’esprit des personnes atteintes de ces troubles. On est enfermé comme Aza. C’est une spirale infernale qui ne cesse de recommencer (d’où la couverture ^^). C’est une grande claque qu’il m’a foutu le John Green parce qu’il nous ouvre les yeux sur ces maladies parfois plus ou moins invisible au premier abord.

Mais ce roman n’est bien sûr pas que sur la maladie. C’est aussi sur l’amitié et dire que Daisy m’a plu est un euphémisme. Cette jeune fille si différente d’Aza est un pilier dans la vie de notre héroïne, c’est une jeune fille pleine de vie. Et on va découvrir qu’elle aussi n’a pas une vie simple pour autant. D’ailleurs cette partie confrontation entre leur deux monde, à Aza et elle est magnifiquement bien faite. La maladie mentale d’Aza l’enferme sur elle-même et la coupe sans qu’elle s’en aperçoive parfois de la réalité de la vie de ses amis. Et c’est Daisy qui va le lui faire comprendre de manière très humaine.

Enfin il y a l’enquête et surtout l’amour avec Davis. cette partie-là est pleine de poésie, de douceur. Davis est aussi un jeune garçon écorché par la vie. Fils d’un milliardaire qui n’a que faire de lui il tente de grandir sans père ce qui est pas simple. A son contact Aza va aussi évoluer positivement. Il va lui ouvrir les yeux et surtout lui apprendre que sa maladie elle sera toujours là mais qu’elle ne l’empêche pas pour autant de vivre. magnifique message non ?

En bref avec ce roman c’est un vrai tourbillon d’émotion qui va vous prendre aux tripes et ne plus vous lâcher. Foncez le lire !

Vous êtes tentés par ce nouveau John Green ? Les avez-vous tous les lu ? A part celui-ci et nos étoiles contraires que j’ai déjà lu lequel me conseilleriez-vous ?